CHAVIRES SLR L011S XVI.
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(Janvier
1793 .
et Lamoignon do Malesherbes appuyèrent la pétition <le leur collègue, aidéseux-nièmes par le girondin Guadet. La convention néanmoins passa outre ,et rejetant l'appel à la nation , rendit le décret suivant :
Article 1". La convention nationale déclare Louis Capet , dernier roi desFrançais , coupable de conspiration contre la liberté de la nation, et d’attentatcontre la sûreté de l’Etat.
2" La convention nationale déclare que I.ouis Capet subira la peine de mort.
3" La convention nationale déclare nul l’acte de Louis Capet , apporté à labarre par ses conseils, qualifié d'appel à la nation du jugement contre luirendu par la convention ; défend à qui ce soit d’v donner aucune suite , souspeine d'ctre poursuivi et puni comme coupable d’attentat contre la sûretégénérale de la république. »
Louis XVI entendit avec fermeté, avec résignation , la lecture de son arrêtde mort. 11 demanda aussitôt un sursis de trois jours qui ne lui fut pas ac-cordé. Le résultat du jugement une fois connu dans le public, les liassionspopulaires s’allumèrent pour ou contre le condamné. Une gravure prit pourtitre : I.ouis i.e traFitik, i.is ta skxtexce*. — line main écrit sur lemur : « Dieu a calculé ton règne, et l’a mis à lin. Tu as élé mis dans labalance , et tu as été trouvé trop léger, n Au bas , est une guillotine ,gravée en manière d’armoirie, avec ces mots : «Elle attend le coupable. »— Four texte, voici ce qu’on lit : « Cent fois coupable et cent fois pardonné,I.ouis le dernier a trop éprouvé la bienveillance et la générosité du peuplepour ne pas se rendre cette justice, qu’il doit avoir épuisé tous les sentimentsd’humanité qu’un reste de pitié seule pourrait, depuis quatre ans, lui avoirconservée. Sa conscience est sans doute pour lui le bourreau le plus cruel ;et que n’est-il possible de l’abandonner à ce tourment intérieur, mille foispire que la mort ; mais la loi la plus sacrée, la loi de vingt millions d’hommes,exige qu’il soit jugé, et la gloire de la France , attachée au jugement de la
génération actuelle et des générations futures , veut qu’il soit puni.Dans
l’état actuel delà France, et dans l’agitation dangereuse de l’Europe , com-ment considérer ce monstre sous un autre rapport que sous celui d’un pointîle ralliement des contre-révolutionnaires, et comme un noyau de contre-révolution. Alors la saine politique permet-elle en sa faveur une grâce qui,tôt ou tard, deviendrait la cause de la subversion de la ré ’ l* *'.»
Quelques journaux , entre autres le Patriote Français , s’apitoyèrent sur lesort de Louis XVI . On remarque que Manuel donna alors sa démission dedéputé, ainsi que le ' "ciste Kersaint, ancien auteur du Bon Sens**" . Doplus, un royaliste dévoué, ancien garde-du-corps , se chargea de venger son
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