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assassinat ue i.Ei>EU.EriER. Janvier 179ÎL
niaitre. Il se présenta , le suir même de la lecture du jugement, chez le res-taurateur Février, au Palais-Uoval, et aborda le citoyen Lepelletier de Saint-Fargeau, — régicide, — qui y dînait, en lui disant : Etes-vous Lepelletier?
_Oui. —Quelle opinion avez-vous eue dans l’atTaire du roi? — J’ai voté
pour la mort, selon ma conscience. — Eh bien ! dit de Paris *, rcçois-en larécompense. En disant ces mots, il lui enfonça son sabre dans le côté, pritla fuite, et ne fut arrêté que quelques jours après, le 1 er février, à Forges-les-Eaux , où il se tira lui-même un coup de pistolet. On trouva sur lui sonacte de naissance et son congé de licenciement de la garde du roi. Au dosde ce brevet, il avait écrit : « Mon brevet d'honneur, tju’on n’inquiète per-sonne : personne n’a été mon complice dans la mort heureuse du scélératSaint-Fargeau. Si je ne l’eusse pas rencontré sous ma main , je faisais uneplus belle action: je purgeais la France du régicide, du patricide, du parri-cide duc d’Orléans. Qu'on n’inquiète personne. Tous les Français sont deslâches auxquels je dis :
Peuple, dont l<% forfait* jettent partout l’effroi,
Avec calme et plainir j’abandonne la vie.
(je n’est que parla mort qu’on peut fuir l’infamie.Ou’imprima sur nos fronts le saiij» de notre roi.
Le tout signé Paris l’aîné, garde du roi, assassiné par les Français .
Michel-Louis Lepelletier, ci-devant de Saint-Fargeau, jacobin , fut aus-sitôt considéré comme un martyr de la liberté, et la Convention décerna des
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