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(Janvier 1793.)
mites, le rui était arrivé sur la place de la Révolution. « Descendant de lavoiture pour l’exécution , on lui dit qu’il fallait ôter son habit; il fit quelquesdifficultés, en disant qu’on pouvait l’exécuter comme il était. Sur la repré-sentation que la chose était impossible, il a lui-mémc aidé ;\ ôter son habit.11 fit encore la même difficulté lorsqu’il s’agit de lui lier les mains qu’il donna lui-méme lorsque lapersonne qui l’accompagnait lui eut ditque c’était un derniersacrifice. Alors il s’informa si les tambours battraienttoujours.il lui fut réponduqu’on n’en savait rien, et c’était la vérité. 11 monta sur l’échafaud et vouluts’avancer sur le devant, comme pour parler; mais on lui représenta que lachose était impossible. Il se laissa alors conduire à l’endroit où on l’attachaet d’où il s’est écrié très-haut : Peuple , je tueurs innocent ; ensuite, se retour-nant vers nous, il nous dit : Messieurs , je suis innocent de tout ce qu'on m’in-culpe; je souhaite que mon sang puisse cimenter le bonheur des Français . Voilàses véritables et dernières paroles. L’espèce de petit débat qui se fit au piedîle l’échafaud, roulait sur ce qu’il ne croyait pas nécessaire qu’il ôtàt sonhabit, et qu’on lui liât les mains. 11 fit aussi la proposition de se couper lui-même les che\eux.
« Pour rendre hommage à la vérité, il a soutenu tout cela avec un sang-froid , une fermeté qui nous a tous étonnés. Je reste très-convaincu qu’il avaitpuisé cette fermeté dans les principes de la religion dont personne ne parais-sait plus pénétré et plus persuadé que lui*. »
Trois documents compléteront la narration de la mort de Louis XVI ; cosont des extraits du procès-verbal d’exécution, du procès-verbal d’inhuma-tion, et de l’acte de décès du feu roi.
« Et à la même heure (10 heures 10 minutes environ) est arrivé, dansla rue et place de la Révolution , le cortège commandé par Santerre, com-mandant-général, conduisant Louis Capet dans une voiture à quatre roues,et approchant de l’échafaud dressé dans ladite place delà Révolution, entrele piédestal de la statue du ci-devant Louis XV et l’avenue des Champs-Elysées .
« A dix heures vingt minutes, Louis Capet , arrivé au pied de l’échafau»,est descendu de la voiture.
'< Et à dix heures vingt-deux minutes il a monté sur l’échafaud. L’exécubona été à l’instant consommée et sa tète montrée au peuple**. »
«.A étédéposé dans ledit cimetière (de la paroisse Sainte-Madelane),
en notre présence, par un détachement de gendarmerie à pied, le cadavre deLouis Capet , que nous avons reconnu entier, dans tous scs membres, h tèteétant séparée du tronc. Nous avons remarqué que les cheveux du dfrrièrede la tète étaient coupés, et que le cadavre était sans cravate, sans labit et
’ Cette relation est tleSanson, exécuteur tics liauttts-<ruvre>. Dulauro tissure on a»oir m iot'jiual sous/*•< yntx. Voyez Esquisses historiques tic* principaux événements tic la Kcotufion française.
*’ Celle pièce trouve aux .Inhincs tlu wyauntc.