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Tome premier.
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'Janvier 17911.)

honneurs à sa mémoire; il fut couché sur un lit de parade, où chacun levint visiter. La convention décida qu’elle assisterait en corps, le 24, à sesfunérailles, qui seraient célébrées aux frais delà nation. Elle lui ouvrit lesportes du Panthéon .

Cependant arriva l’exécution de Louis X4 I. La veille de ce jour mémo-rable , cette proclamation fut affichée dans Paris :

« Le conseil exécutif provisoire délibérant sur les mesures à prendre pourl’exécution des décrets de la convention nationale des 15, 17 et 20 janvier1793, arrête les dispositions suivantes :

« 1° L'exécution de Louis Capet se fera demain lundi 21 ;

«2° Le lieu de l’exécution sera la place de la Révolution , ci-devantLouis XV , entre le piédestal et les Champs-Élvsées ;

« 3" Louis Capet partira du Temple à huit heures du matin, de manièreque l’exécution puisse être faite à midi ;

« 4° Des commissaires du département de Paris ; des commissaires de lamunicipalité; deux membres du tribunal criminel, assisteront à l’exécution ;le secrétaire-greffier du ce tribunal dressera procès-verbal ; et lesdits com-missaires et membres du tribunal, aussitôt après l’exécution consommée,viendront en rendre compte au conseil , lequel restera en séance permanentependant toute cette journée. >'

L’assassinat de Lepelletier * avait augmenté l'animosité des jacobins contreles hôtes du Temple. Camille Desmoulins n’avait-il pas proposé de conduireLouis XVI à l’échafaud , ayant devant lui un écriteau ainsi conçu. Traîtreet parjure à la nation; » et un autre derrière, avec ce seul mot ; roi! N’a-vait-il pas proposé encore d’enterrer dorénavant à Saint-Denis les brigands,les assassins et les traîtres.' Mais, la municipalité savait que quelques bro-chures, dont nous avons parlé, avaient circulé aux halles et dans les fau-bourgs ; elle craignait presque de la part des masses un mouvement enfaveur du royal accusé. Aussi, le 20, elle fit placer de l’artillerie sur toutesbs places, sur tous les ponts, et invita les citoyens à ne pas se montrer auxItnêtres pendant le passage du cortège. Dans la nuit du 20 au 21, les tam-beurs battirent la générale dans toutes les rues de Paris qui, dès cinqheucs du matin , fut sur pied. Les marchands, pour la plupart, n’ouvrirentpas leurs boutiques.

Avant la pointe du jour, Louis XVI entendit la messe, qui lui fut dite parson «onfesseur, M. Edgeworth deFirmont, et il communia. A huit heures,Santirre arriva au Temple, accompagné d’une députation de la commune,du déjartement, et du tribunal criminel; le condamné monta bientôt en voi-ture a1ee M. Edgeworth et deux officiers de gendarmerie, qui, a-t-on pré-tendu , Haient là pour le poignarder en cas d’attaque. A dix heures dix mi-

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