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tuus les individus résidant actuellement ou habituellement dans lesdilesmaisons, fermes ou habitations.
« Lesdites affiches seront renouvelées toutes les fois qu’il y aura mutationd'individu ou détérioration de l’affiche.
« Dans toutes les villes et lieux de la république d’une population de dixmille âmes et au-dessus, les copies des affiches certifiées des propriétaires,principaux locataires, fermiers, concierges ou portiers, seront par eux, re-mises aux comités des communes ou sections de commune, et en retirerontrécépissé, etc."...»
Décret accompagné de visites domiciliaires à Paris , d’où résulte l’arresta-tion de plus de cinq cents suspects.
Mais, d’après les nouvelles rerues des frontières du Nord, d’après son in-succès en Belgique , qui avait fait publier contre lui une caricature, le sau-veur de la lielgigue, Dumouriezétait le plus incriminé de tous les suspects.1.es jacobins avaient commencé par rire de la chose en disant :
La Renommée, la trompette au petoire.Du général annonce la dernière victoire.
Puis ils avaient réfléchi sur les tristes conséquences que pouvait amener sadéfaite de Néerwinden , et ils avaient ajouté,—toujours dans leur caricature,— « Marche précipitée du perfide Dumouriez vers Paris , pour protéger lapartie saine de la Convention ,c’est-à-dire les hommes d'Etat ", ceux qui l’ontporté au ministère et au généralat, ceux qui connaissant ses trahisons ducamp de la Lune , le proclamèrent à son retour le sauveur de la patrie, qui leporteraient encore en triomphe, s’ils ne redoutaient eux-mémes la hache na-tionale; ceux à qui nous devons la guerre actuelle et tous les fléaux qu’elletraîne à’sa suite, ceux qui ont innocente Narbonne , Lafayette et complices,ceux enfin qui voulaient sauver le tyran et amener la guerre civile), les soi-disant opprimés par une faction scélérate siégeant à la Montagne. »
« Les menaces de ce vil espion de cour, dévoré de la soif des richesses etde la domination, ressemblent aux fanfaronnades de Motié, et auront le mémosort'**. »
Alors, comme on le voit, ils l’avaient mis au rang des traîtres, et s’étaientpréparés à demander son accusation. C’était encore là un moyen de porter unnouveau coup à la gironde. Le 30 mars, Camus proposa à la convention na-tionale, au nom des comités réunis, le décret suivant : « Le général Dumou-riez est mandé à la barre. Le ministre de la guerre et cinq commissaires prisdans la convention partiront sur-le-champ pour l’armée de la Belgique avec
* Moniteur universel.
Ne pas oublier que les girondins étaient généralement appelés aiiwC*ravurc appartenant a M. l.atertadc. Nous citons le texte en entier