^Novembre 1793.) résultats. 345
La fin du mois d’octobre avait été funèbre. Tout le mois de novembre est
rempli d’exécutions ou de suicides.
Les girondins qui n’ont pas eu leur part du supplice sont traqués de touscôtés. Louis-Philippe-Joseph Égalité est guillotiné le 6 novembre, et madameRoland le 7, avec Lamarche, directeur de la fabrication des assignats. Le 11,Bailly, paie de sa tête la journée du Champ de Mars (b). Pierre Manuel , ex-procureur de la commune, et Gaspard-Jean-Baptiste Brunet, général de di-vision, montent sur l’échafaud le 14. Le lo, Albert-Marie Romé, général debrigade , Gabriel Cussy, conventionnel, Pierre Gilbert Desvoisins, ancien pré-sident à mortier au parlement de Paris, Jean Nicolas Houchard , général enchef de l’armée du Nord , et vainqueur à Hondschoote, périssent ensemble.Le 21 est exécuté Jean-Marie Girez-Dupré, âgé de vingt-quatre ans, litté-rateur, un des rédacteurs du Patriote français, lequel avait composé ce couplet qu’il chanta au moment de recevoir la mort :
Pour nous quel triomphe éclatant !
Martyrs de la liberté sainte,
L’immortalité nous attend;
Dignes d'un destin si brillant,
A l'échafaud marchons sans crainte :
Mourons pour la patrie,
Mourons pour la patrie.
C’est le sort le plus beau, le seul digne d’envie.
(а) Nous donnons les personnifications des principales vertus républicaines.
(б) Son échafaud avait été dressé au champ de la Réunion. Le bourreau brûla devant lui un drapeaurouge, et on lui en envoya de la flamme au visage. On démonta l’échafaud . et on exécuta Bailly dans unfossé . près de la Seine .