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Tome premier.
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SUICIDES.

(Novembre 1793.)

Le même jour mourut Gabriel-Nicolas-François Bois-Guyon, adjudant -général.

Le 23 mourut l’ex-contrôleur général des finances Lavcrdy, et le lieute-nant-colonel Capton-Chàteau Thierry ,

Le 28, fut condamné Pierre-Joseph-Marie Barnave ; il mourut sur l'écha-faud avec Marguerite-Louis-François Duport-Dutertre .

Ajoutez à cette nomenclature le nom de Marie-Olympe de Gouges , femme(le lettres, belle personne, qui fit de la littérature et voulut s’occuper de po-litique après la mort des girondins. Elle avait attaqué Robespierre , et luiavait proposé un duel étrange, — de se jeter tous deux à la Seine .

Ce n’était pas tout. L’échafaud n’était pas oisif dans les provinces. A Lyon ,il punissait les auteurs de la révolte; Grangeneuve, Guadet , Salles, Barba-roux, furent guillotinés à Bordeaux ; Valady à Périgueux . Lidon, assailli dansune maison , à Brives, s’élança de lui-même devant le coup mortel ; Cham-bon fut tué à Lubersac, en défendant sa vie.

Il y eut, en outre, les suicides, ainsi que nous l’avons dit.

Clavières, ex-ministre des finances, se perça le cœur d'un coup de cou-teau, en récitant ces vers de Voltaire :

Les criminels tremblants sont traînés au supplice,Les mortels généreux disposent de leur sort.

Roland, après avoir reçu la nouvelle de la mort de sa femme, se tua a vecune épée contenue dans sa canne : le zéro ne pouvait aller sans le chiffre (a).Madame Clavières s’empoisonna. Rebecqui se jeta dans le Rhône . On trouvadans un champ b*s cadavres de Pétion et de Buzot , à moitié dévorés par lesloups. Par décret du 17 juillet, la maison du dernier, à Évreux . avaitété rasée, et on avait planté à sa place un poteau avec cette inscription :« Ici demeura le scélérat Buzot qui a conspiré la perte de la nation française. »Tel est le mois de novembre, que domine d’ailleurs un fait très-important,l’abjuration du culte catholique. De conséquences en conséquences, on enétait arrivé là. Il fallait aux montagnards une ère tout-à-fait nouvelle. Ils ré-formaient le calendrier, et ils voulaient aussi réformer la religion. Aussi,Gobel, évêque de Paris , suivi d'un bon nombre d’ecclésiastiques, vint à laconvention nationale. Puis, après avoir reçu et gardé le bonnet rouge sur satète, après avoir été honoré de l’accolade du président, il fit l’abjuration so-lennelle. Le culte cadiolique fut remplacé par le culte de la Raison, dontNotre-Dame devint le temple principal. C’est à ce moment là même, nous nemanquons pas de le dire, qu’on supprimait la loterie à cause de son immora-lité, et qu’on améliorait le sort des malades à l'Hôtel-Dicu.

a On roislumc de dire que Loi mil nY*i di qu’un -cm donl s» femme cl-.il chiffre.