Novembre 1795.
CREMIERS TRAVAUX.
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trompée celte confiance, si le peuple ne se laisse plus entraîner aux sugges-tions perfides des royalistes qui renouent leurs trames, des fanatiques quiembrasent sans cesse les imaginations, et des sangsues politiques qui calcu-lent toujours sur nos misères.
« Elle ne sera pas trompée, si le peuple n’attribue pas aux autorités nou-velles des désordres amenés par six ans de révolution. qui ne peuvent seréparer qu’avec le temps ; elle ne sera pas trompée, si le peuple se rappelleque , depuis plus de trois ans, chaque fois que les ennemis de la République,profitant du sentiment de nos maux . ont exaspéré les esprits, et occasionnédes mouvements , sous prétexte d’en diminuer le poids, ces agitat'ons n’onteu d’autre effet que d’augmenter le discrédit, et d’éloigner la reproductionet l'abondance, qui ne peuvent être que le fruit de l’ordre et de la tranquil-lité publique.
« Français , vous n’entraverez pas un gouvernement naissant; vousn’exigerez pas de lui, dès son berceau, tout ce qu’il peut faire quand ilaura acquis toute la vigueur dont il est susceplible : mais vous seconderezavec sagesse les efforts toujours actifs et la marche imperturbable du di-rectoire exécutif vers le prompt établissement du bonheur public; et bientôtvous assurerez irrévocablement, avec le titre glorieux de républicain, la paixet la prospérité nationale («). »
Le directoire se posait en redresseur de torts de la révolution.
Les deux conseils commencèrent, à cet effet, les travaux de leur premièrelégislature. Au lieu de cartes, on distribua des médailles aux représentantsdu peuple. Il y aurait à croire , eu vérité, que les deux conseils étaient an-nulés quant à l’inlluence. Sur les médailles de leurs membres, nous nevoyons plus même la liberté ni la justice.
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Ces médailles changèrent de forme à chaque législature.
Le gouvernement direclorial entra en fonctions au moment où le louisd’or valait à la bourse 3,050 francs en assignats. La dépréciation du papier-
.u IVoclam.ition insérée au bulletin officiel.
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