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MULTIPLICITÉ DES PARTIS.
'Année 1795.)
des arts dans toute l'étendue de la république '«) ; 1 '{Croie polytechnique, avaitété instituée sous le nom d ’Ecole centrale des travaux publics, et on y avaitnommé pour premiers professeurs Monge, Lagrange , Prony, Fourcroy, Ilas-senfratz, Chaptal, Guyton-Morveau . Bertholet et Vauquclin,—pléiade de sa-vants, qui devaient former des phalanges de héros (b). Le Conservatoire de.musique fc), et YJnstitut des sciences et des arts [d), avaient été fondés.
Depuis la journée de Vendémiaire surtout, les esprits étaient pleins de joie.Les hommes paisibles avaient vu avec plaisir établir dans Paris douze muni-cipalités, et la promulgation de la loi de la yrande police; les dévots avaientapplaudi au décret qui accordait le libre exercice des cultes; les économistesadmiraient autant 1 adoption de l’uniformité des poids et mesures que lacréation du grand-livre; les propagandistes proclamaient partout l'alliance dela république française avec larépublique batave, et songeaient aux beaux ré-sultats qu’elle pouvait amener. 11 est vrai qu’au-delà du Rhin , nos nouveauxalliés avaient célébré, à ce propos, une fête de tous points flatteuse pour laFrance [e) ; les patriotes modérés, — sincères, sinon malins, — auguraient dedouces choses de l’accord qui régnait entre les deux conseils et le directoire:le parti de Babœuf, aussi bien que les amis de Tallien eux-mêmes, — les pre-miers, descendants des maratistesen droite ligne; les seconds, girondins anpetit pied , espéraient en l’avenir; les royalistes , enfin, se réjouissaient ticvoir le gouvernement républicain confié à des mains peu habiles, tandis que.Mademoiselle était délivrée de prison, et que sa majesté Louis XVI11 S eproposait de commander en personne l’année royale, dite des mécontents.
A coup sdr, l’année 1790 promettait d'être tranquille : toutes les nuancesde parti allaient sommeiller au bruit des grelots et des fêtes. 11 y avait alorstant de partis ou de factions en France , qu’il était difficile qu’un d’entre euxl’emportât sur les autres. U y avait :
Les accapareurs ou ajfamcurs , gens qui spéculaient sur la misère publique,et visaient au renchérissement des denrées de première nécessité ;
Les alarmistes, qui répandaient avec empressement les mauvaises nou-velles, réelles ou fausses;
Les avilisseurs. qui affectaient du mépris pour les actes et les hommes dugouvernement républicain, et pour les armées françaises ;
Les babouvistes , partisans des doctrines de Babneuf, dont nous parlerons;
Les chouans, qui attaquaient les passants sur les grandes routes de Breta-gne et de Vendée;
(u) Décret du :;8 février.
(t) (.jette fondation date du 21 mais.
(c) Décret du 3 août.
(d) Décret dû 25 octobre.
.e' En La gr.t\urc* est étrangère. La nu* de Yjlois-S.imt-llonoïc pi il !e nom de rue Üatave