(Année 1795.)
l’IUNClI’fcS ACI'LliCS.
65
Les clichicns,ex -conventionnels royalistes,qui voulaient rétablirla royauté,et se réunissaient pour y parvenir ;
Les compagnons de Jéhu, et du soleil, qui se vengeaient de la terreur par uneautre terreur ;
Les quiétistes, qui ne prenaient aucune part aux affaires publiques;
Les vandales, destructeurs des monuments de sciences et d’arts;
Les vendémiairistes, reste des sectionnâmes qui avaient récemment attaquéla convention ;
La queue de Robespierre, les derniers des dévotes du triumvir;
Sans compter une foule d’autres factions infiniment petites, et qu’il estinutile d’énumérer ici.
Elles formaient des Ilots innombrables; — il pouvait y avoir des clapote-ments, mais point de tempête. Un rayon de soleil devait suffire pour établirun calme plat.
L’une des deux grandes questions sociales était l 'utilité, c’est-à-dire lesarts, l’industrie, le commerce. Le conseil des cinq cents, lui-même, avait ditet écrit sur la médaille de ses gens de service : Tout homme utile est res-pectable.
%
L’autre était le plaisir, les fêtes, les jouissances , le luxe.
De ces deux principes poussés trop loin et réunis , était né l’ajio-tage.
La génération présente ne rêvait que fêtes. Le gouvernement était sûr delui plaire en les multipliant. Ce qu’il fit.
L’acte constitutionnel porta qu’il serait établi des fêtes nationales, pourentretenir la fraternité entre les citoyens et les attacher à la constitution, àla patrie et aux lois. Peu de temps avant de se séparer, les conventionnels
5
T. 11.