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sut i.a conspiration:
(Mai 1796
17“ Le peuple ne prendra de repos qu’après l’entière destruction du gou-vernement tyrannique.
18“ Tous les biens des émigrés, des conspirateurs et de tous les ennemisdu peuple, seront distribués sans délai aux défenseurs de la patrie et aux indi-gents. Les indigents de toute la république seront immédiatement logés etmeublés dans toutes les maisons des conspirateurs. Les effets appartenant aupeuple, déposés au Mont-de Piété , seront sur-le-champ gratuitement rendus.Le peuple français adopte les épouses, les enfants des braves qui auront suc-combé dans cette sainte entreprise ; il les nourrira et entretiendra ; il en serade même à l’égard de leurs pères et mères, frères et sœurs, à l'existence des-quels ils étaient nécessaires Les patriotes proscrits et errants dans toute laRépublique recevront tous les secours convenables pour retourner dans lesein de leurs familles. Ils seront indemnisés des pertes qu’ils auront souf-fertes... etc., etc. (a).
D’autres pièces annonçaient qu’il fallait tuer les cinq ; les sept ministres :le général de l’intérieur et son état-major; le commandant temporaire etson état-major.
Gracchus Babeuf voulait rétablir les choses au point où elles en étaientle 8 thermidor an 11 (b .
11 avait écrit au Directoire , en lui demandant de traiter avec lui de puis-sance à puissance. Mais le directoire avait passé outre. Le public interprétala lettre de Babeuf du mauvais côté, comme une sorte de demande en grâce.11 est vrai qu’on y lisait : « Les patriotes ne vous haïssent pas, ils n’ont haïque vos actes impopulaires, je vous donnerai aussi alors ( si vous gouvernezpopulairement), pour mon propre compte, une garantie aussi étendue quel’est ma franchise perpétuelle. Vous savez quelle mesure d’influence j’ai surcette classe d’hommes; je veux dire les patriotes ; je l’emploierai à les con-vaincre que si vous êtes peuple, ils ne doivent faire qu’un avec vous. »
Cette lettre, le Directoire , malicieusement, la publia, et la fît imprimerdans tous les journaux de Paris , dès le 23 mai.
Egalité réelle! bonheur commun ! fraternité! Ces mots-là pouvaient bienencore surexciter quelques têtes ardentes, mais l’esprit des masses n’étaitplus là. Les projets de Babeuf en devaient rester à l’état de conspiration.Les armées de la république française occupaient seules l’attention du peu-ple. Point de famille qui n’eût un parent aux frontières; — et nous savons ,en outre, que nos soldats avaient entrepris une guerre offensive sur presquetous les points. La vertu républicaine par excellence, maintenant, n’était nil’unité, ni l’égalité, ni la fraternité, ni l’indivisibilité, c’était l’Héroïsme.
(«; Pièce saisie cher Balteufb) Pièces relatives à la eonspuatton de Babeuf.