Mai 1790
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Madame Tallien , Notre-Dame de Thermidor, était éc1/psée par la citoyenneBonaparte, Notre-Dame-des- Victoires .
On ne connaît qu’une seule estampe, abominablement faite , ayant traità la conjuration de Gracclius Babeuf. Elle constata la victoire du directoiresur les conspirateurs. « La France, sous la forme d'une mère nourrice,jeune et vigoureuse, admire l’harmonie de sa constitution , des autorités éta-blies et des départements. L’anarchie, furieuse et jalouse, conseillée par unserpent astucieux va plonger ses poignards dans le sein de la patrie. Mais legénie défenseur delà république, l’arrête dans ses fureurs (b). »
Les secousses politiques, ainsi qu’on le voit, ont singulièrement dégénéré.D’abord elles ont été des mouvements révolutionnaires , — puis des insur-rections, — enfin, de simples conjurations n’arrivant jamais à terme. Bientôtviendra le temps des coups d’état, encore moins terribles, mais beaucoup pluseffectifs que les conjurations.
Le gouvernement fit le procès aux babouvistes arrêtés. La haute-cour dejustice, siégeant à Vendôme , instrumenta. Les accusés étaient nombreux :au milieu d’eux figuraient Vadier, Amar, Chaudieu , Ricord . Antonnelle,Drouet, Babeuf , Buonarotti, Laignelot, Rossignol, etc.
Rien n’est plus curieux que de prendre connaissance de ce qu’a dit la pressecontemporaine, touchant la conspiration de Babeuf .
Desjournalistes assurent que les auteurs du complot sont « des forcenés ja-cobins, de vrais buveurs de sang, » et que « ce fait expliquera peut-être les
(a) Gibinet de M. Maurin.
(b) Celte estampe est s'\ détestable qu'il nous t*t impossible de lu reproduire