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JUGEMENTS DES EMIGRES.
'Septembre 1796.'
Vive la république! vive la constitution de 93! à bas les conseils! à bas lesnouveaux tyrans!
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Mais le complot avait transpiré. Les soldats chargèrent les insurgés , anlieu de se rendre à eux; ils en tuèrent, blessèrent et prirent quelques-uns.Au nombre des prisonniers était un certain Fyon, ex-général, quel’œil de lapolice cherchait depuis la conjuration de Babeuf , et qu’il n’avait pu dé-couvrir.
Par suite, le Directoire fut autorisé à faire des visites domiciliaires dejour dans les départements de la Seine, de Seine-et-Oise , et de Seine-et-Marne . De plus, il fut décidé que les coupables passeraient devant une com-mission militaire (a). Il importait au gouvernement que l’instruction fûtexpéditive. Il avait osé demander, pour y parvenir, qu’il n’y eût qu’unseul défenseur pour tous les accusés, ce qu’on ne lui accorda pas.
Le 13 septembre, cinquante-deux prévenus comparurent. L’un d’eux s’é-chappa la veille du jugement; il fut condamné à mort par contumace, avecdouze de ses collègues. Dix-neuf furent acquittés; les condamnés furent bien-tôt fusillés au camp même de Grenelle.
Le 27, un autre jugement condamna quatre des accusés à mort, six à ladéportation, trois à la réclusion. Neuf furent mis en liberté. L’ex-génésal
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