(Décembre 1796.; l’hlitre et les plaideurs
tes. A Toulon, on parle encore de République , de Patrie, de Liberté. A Pa-ris, tout cela n’existe plus qu’en statues. A Toulon , les victoires de nos arméessoulèvent des cris d'enthousiasme pour la prospérité de la France; à Paris ,les succès de Bonaparte commencent à créer un parti bonapartiste.
Un corsaire a donné à son vaisseau le nom de le Bonaparte .
Le héros grandit chaque jour. Sous ses auspices , la nation milanaise aproclamé son indépendance. Son action du pont d’Arcole est citée partoutet reproduite par des milliers d’estampes. Enfin, il a travaillé à la fondationde la république cispadane (a).
Jusqu’alors, Bonaparte est resté républicain. En attendant qu’il se modifie,nous allons examiner l’état de la France , à la fin de 1796.
Inutile de dire qu’il n’y avait plus que haro général sur les ex-jacobins,et caricatures sur leur compte, surtout depuis la découverte de la conspira-tion Babeuf. Sur la chute de Lebon , à Arras , fut publiée cette caricature :
«5L *
/huître d'honneur d'Arr.is j;olxv (//
Ici yîc, Dieu merci, pour ne plus revenirL'horreur des temps présents et des temps à venir ;Oui nommera Lebon, ce monstre de notre â{»e,
De tous les attentats nommera l'assemblage.
(a) i o décembre,
(/.») Collection de M. Lutcnadc.