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Tome second.
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LES DEUX INCROYANTES.

(Année 1796.)

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Les journalistes, à quelque opinion qu’ils appartinssent, devenaient aussihardis qu’en 1792.

On plaisantait beaucoup sur les élégantes et sur les incroyables qu’onprétendait être des émigrés déguisés.

Nous avons sous les yeux un canard des plus curieux annonçant Varrivéeà Paris de deux généraux de l’armée des Incroyables, de soixante mille hom-mes , et leur plan d’attaque pour un second vendémiaire. Nous transcrivonscette pièce en entier. C’est un modèle de style incroyable.

« Dernièrement, un Chevalier et un Marquis costumés en habits carrés ,en cadenettes, en caniches et en bottines , se rencontrèrent dans l'allée duPalais-Royal. Le Marquis tira sa lorgnette, et après avoir longtemps re-gardé le Chevalier, il s’écria :

Air dit l'rvuol des matxluinrh.

Ma paôle î je nie t’ompe pas !

C’est toi, cbevaïcr Fier-à-bras!

Tu n’es donc plus «buis la misère

LE CHEVALIER.

Non, grâces aux soins déieatsDe ma bonne et folle gau mère,

Je viens pésider aux étals.

LE MARQUIS.

« Tant mieux, paole supêine! es-tu rayé ? — Combien as-tu payé .<■/) '!

LE CHEVALIER.

« Rien d’honneu.

LE MARQUIS.

« Pas possible !

LE CHEVALIER.

n Z’ai une zoliepetite zœur... sarmante , délicieuse, en péüque blonde ,lutine comme anze, en péüque bùne et... et ta petite zœur. elle m’aime tantque tout s’est arranzé ; mais entons au café, nous prendrons le punch... Z’aimal à l’estomac, paôle verte.

( Les deux incroyables entrent dans un café et parlent contre-révolution;le chevalier jure sa paôle suprême qu’il a à Pais soixante mille émigrés , bienarmés, qui ramèneront le roi. — De la pùdence, dit le marquis. )

’ft) Allusion aux radiations des lisics d'étnijjrcs. moyennant une contribution patriotique.