(Année 1796.
LES DEUX INCROYABLES.
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n’ai-je quinze ans ! Je chanterais , mais je ne sais que l'air de la passion deNotre Seigneur Jésus-Christ, n'importe.»
( Elle chante d'une voix tremblottante.)
Air de la Paision.
Ouiind nos prêtres on a chassé,
Bien n’a plus été respecté.
Pas même l’innocence.
l<oin des secours de nos )>ons saints,Pleines d'extravagance.
Nos filles, livrées aux mondains,Bénirent la licence.
Dieu qui vient exaucer mes vœux.
Va nous rendre la vie;
Le Tout-Puissant, du haut des cicux .Kcrasera l’impie.
O combien on les fêteraCes prêtres pleins de zèle !
1,’épouse auprès d'eux jureraD’être femme fidèle.
Le mari s'en réjouira,
L’enverra à confesse...
le marquis, l'interrompant.
a Fort bien, bonne maman , fort bien. En voilà assez ; vous nous enrhu-mez, paôle verte 1 »
(La bonne femme se fdche, et s’en va en grondant.)le maître DU CAFÉ, sortant de sa place, en éclatant de rire.
a Ah ! ah! qu’ils sont donc plaisants ! »
LE MARQUIS.
t Cet homme-là est un jacobin.
le patriote, en s’approchant d’eux.
« Qu’entendez-vous par jacobin? vous jugez tous tant que vous êtes, del’arbre par l’écorce, vous trompez le peuple en donnant aux véritables ci-toyens une épithète déshonorante, parce que quelques scélérats ont trompéle peuple; apprenez qu’un vrai patriote est un parfait honnête homme, etqu'il est ami de la patrie et ennemi des fripons. On est bon Républicain,mais on n’est pas Jacobin , c’est le feu et l’eau.