(Année 1796.)
CAIUCATCRKS.
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vœux de la bonne femme sont ceux d’une foule de citoyens qui désirent queles autels se relèvent. Les incroyables s’en vont à Clichy , c’est-à-dire auclub fondé par les mécontents et par les monarchiens. Ce club acquerrabientôt une célébrité grande.
On se moquait des royalistes en donnant le chaos comme allégorie de lajournée du 13 vendémiaire -a).
Parmi les nombreuses caricatures qui ridiculisèrent les incroyables, ilfaut citer VIncroyable chez le dentiste, avec ce texte au bas : Contre les ré-publicains ils ont conservé une dent implacable qu’il faut arracher (b), »Et on leur donnait pour futures épouses les Inconcevables, — mariage deconvenance, et dont heureusement ne naîtrait pas de postérité. Inconce-vables! (c).
Les constitutionnels de 1796, grâce à la police, et au zèle de Merlin, n’é-taient pas assaillis par les caricatures. Mais les chansons s’apprenant parcœur, et échappant facilement à la censure, elles n’épargnaient ni le Direc-toire , ni les Conseils , ni la haute-cour de justice, ni le parvenu, partisan nédu gouvernement actuel :
I.E l’AUVKNi; DE l..\ lu:F. VIVIEN.NEAir : On compterait les diamants,
Au Pont-Neuf ou dans quelque coin.
•l'ai végété plu» d’un carême;
Dans mes loisirs, mon premier soinl'ut d’apprendre par coeur Barême.
A la rampe j’ai réussi ;
Je jette aux (lamines ma Itoutique.
Me voilà riche, dieu merci ,
Je me moque de la critique (ri).
Ainsi faisait l'agioteur; une fois riche, il laissait dire les plaisants et se pa-vanait dans les spectacles, les fêtes, les bals, les concerts, les promenades.On joua fout le Momie s’en mêle, on la Manie du commerce , à-propos vau-deville (c). Une gravure représenta Yarrivée des remplaçants à Paris ; une autrele départ des remplacés. Du premier au second la métamorphose est complète,et c’est l’histoire du parvenu ou de l’agioteur.
Bien des choses avaient été rétablies depuis le IX thermidor, mais la re-ligion n’avait pas encore été mise de nouveau sous la protection du gouverne-ment. Loin de là,l’usage des cloches avait été aboli \f). Le culte était resté
(u) Collection de M. Laterradc.
(b) Canons de la Bibliothèque royale.
(c) Cette dénomination fut très-peu en vigueur.
(tl) Au lias d’une cstam|»e.
(<■) Bibliothèque de M. Pixérécourt.
(f) Par une loi du 11 avril 1796.
T. II.