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Année 179(i.'
entaché d’idées païennes, on peu s’en faut. Les églises de Paris , par exem-ple, étaient placées sous des invocations allégoriques ;
Saint-Philippe du Houle était regardé comme un temple à la Concorde ;
Saint-Koch, comme un temple au Génie;
Saint-Eustache , comme un temple à l'Agriculture;
Saint-Germam-rAuxerrjis, comme un temple à la Keconnaissance;
Saint-Laurent, comme untemple à la Vieillesse.
Saint-Nicolas-des-Champs , comme urt temple à l’Hymen ;
Saint-Merry , comme un temple au Commerce ;
Sainte-Marguerite, comme un temple à la Liberté et à l’Égalité ;
Saint-üervais, comme un temple à la Jeunesse;
Notre-Dame, comme un temple à l’Etre-Supréme, protecteur de la Ré-publique ;
Saiut-Thomas-d’Aquin , comme un temple à la Paix;
Saint-Snlpice, comme un temple à la Victoire;
Saint-Jacques-du-Haut-Pas, comme un temple à la Bienfaisance ;
Saint-Médard, comme un temple au Travail ;
Saint-Étienne-du-Mont, comme un temple à la Piété filiale.
C’était par un avant-gmit de la secte théophilanthropique dont nous expli-querons plus tard les dogmes et les rites.
Les assignats n’avaient plus de cours. Dans les campagnes, la désolationétait permanente. Des meneurs s’efforcaient de lasser le peuple. Les chauf-feurs attaquaient les cultivateurs, les liaient eux et leur famille, et leur fai-saient griller les pieds et les jambes, afin de leur arracher l’aveu de la ca-chette où ils mettaient leur argent. A tout instant, les feuilles publiquesannonçaient des arrestations de courriers et de diligences. Ce n’étaient par-tout que paysans égorgés, routes interceptées («). La disette était toujours lamême; on ne mangeait que par ration. Les amis du système républicain de-venaient de plus en plus rares, grâce à l’embargo mis sur la liberté de lapresse, et à la peine de mort prononcée contre les provocateurs à l’anarchieet à la royauté.
Aussi la politique a moins dominé les écrits que par le passé, la litté-rature et les beaux-arts ont profité de son amoindrissement. Les travaux surla jurisprudence, sur l agriculture, sur les sciences exactes et naturelles, ontafflué. Le théâtre n'a plus qu’une signification morale et littéraire.
En fait de journaux et brochures, avaient paru : Les affiches républicaines,remplies de plaisanteries et de sarcasmes contre les républicains ; — Y Anti-terroriste; — V Argus du Valais-Royal et des Tuileries ; —l’.fu/ore, journaldu tiers, — la lioussole, ou le régulateur ; — l’ Appréciateur, — la Clef descabinets des souverains; — le Courrier des patriotes français ;— le Uémo-
Voir des rapports faits;» la convention les t 2 pi t; brumaire.