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LES CONSEILS E l LE IIIIIECTOIKK. Juill-Juillct 1797.)
Tel était le premier succès des conslitiitionnels et des clichiens réunis |X)iirtenir tête aux derniers jacobins, et qui avaient eu le pouvoir de faire an-nuler au conseil des cmq-cents l’élection de Bertrand Barrère, le déporté (« .Barras étant renomme pour ses orgies, et les finances étant dans l’état leplus déplorable, — les deux partis contre-révolutionnaires poursuivirent latâche qu’ils s'étaient imposée, et cela sans trouver dans leur collègue unesérieuse résistance. Le directoire, lui aussi, avait son parti à la tête duquelon remarquait Bailleul, Chénier, Boulav de la Meurthe, Jean Debry , etc.,dans les deux conseils; et, aux armées, les généraux les plus renommés , Bo-naparte , Berthier, Lannes, etc.
De la sorte, les membres des deux conseils étaient divisés en trois camps,les directoriaux, les constitutionnels et les royalistes (b).
Les derniers étaient les plus forts, au point de vue parlementaire. Bona-parte servit bientôt de prétexte à la lutte. Après la reddition de Venise , legénéral en chef de l’armée d’Italie avait favorisé l’émancipation des peuplesconquis. A Venise, un gouvernement démocratique avait été établi ; à Gènes ,un descendant des Doria avait proclamé la souveraineté du peuple et présidéà la formation de la république ligurienne (<•). Tout cela n’agréait pas aux dé-putés nouvellement élus. Le 5 messidor 23 juin), un d’entre les plus fameuxroyalistes, Dumolard, membre du conseil des Anciens, prit la parole, et de-manda comment il se faisait que le conseil n’eùt pas été instruit des événe-ments qui venaient de changer la situation des états de Venise et de Gênes .N’était-ce pas là une véritable usurpation de pouvoir tentée par les direc-teurs? N’y avait-il pas, de leur part, système politique, à ne pas consulterle corps législatif pour une affaire aussi importante? Pourquoi, à son tour, lecorps législatif s’était-il arrogé le droit de s’immiscer dans la constitution po-litique d’un peuple? a Outragés par les Vénitiens, était-ce à leur institutionpolitique que les Français avaient le droit de déclarer la guerre? Vainqueursou conquérants, leur appartenait-il de prendre une part active à leur révolu-tion, en apparence inopinée? » Scion lui, il fallait, à cet égard, adresser unmessage au directoire. Une discussion très-vive s’ensuivit, et la propositionfut renvoyée à l’examen d’une commission.
Le défi était porté au directoire et aux généraux qui le soutenaient. Bona-parte, au même instant, formait la république Cisalpine (d\; dix jours après,le directoire exécutif lui adressa des félicitations sur sa conduite en Italie ,et approuva, notamment, la politique touchant les états de Venise et deGênes . Le I V , dans un dîner donné à propos de la prise de la Bastille, le
u Séance Hu 20 mai.à) Mémoires de Thibaudrtin.c IjC 3 i mai 171)7.
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