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Tome second.
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(Septembre 1797.) journée du 18 fructidor.

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général Bertlner opinafà la façon des militaires, et porta ce toast : « A la con-stitution et au directoire de la république française! qu’il soit, par sa fer-meté, digne des armées et des hautes destinées de la république, et qu’ilanéantisse les contre-révolutionnaires qui ne se déguisent plus! » Lannesporta cet autre toast : a A la destruction du club de Clichy . Les infâmes!ils veulent encore des révolutions : que le sang des patriotes qu’ils font assas-siner retombe sur eux! » Enfin , Bonaparte avait terminé sa proclamationsur l'anniversaire du li juillet par cette phrase : « Soldats! le gouverne-ment veille sur le dépôt des lois qui lui est confié. Les royalistes, dès l’in-stant qu'ils se montreront, auront vécu; soyez sans inquiétude, et juronspar les mânes des héros qui sont morts à côté de nous pour la liberté , ju-rons sur nos nouveaux drapeaux : Guerre implacable aux ennemis de la ré-publique et de la constitution de l'an 111 ! »

11 est vrai que, dans le midi, des massacreurs, des jacobins blancs , déso-laient les provinces, Ces dernières paroles montrent la puissance des clichiensqui se rassemblaient non seulement au club, mais encore chez un citoyennommé Gibert-Desmolières, où les principaux plans étaient agités. Le conseildes cinq-cents alla plus loin que celui des anciens. 11 adressa un message audirectoire pour lui demander si Barras avait l’âge requis par la constitution,à l’époque où il fut nommé directeur. Le directoire répondit affirmative-ment, et, le surlendemain, une loi prohiba provisoirement les sociétés parti-culières qui s’occupaient d’affaires politiques. Certes, la querelle s’enveni-mait. Une adresse en forme contre le corps législatif parvint aux direc-teurs ia). 11 y était dit que la route de Paris n’était pas plus encombrée d’obs-tacles que celle de Vienne; que les armées la prendraient, afin de défendrela liberté , et que bientôt leurs ennemis auraient vécu; qu’ils tremblent, par-ce que les triomphateurs arrivent. Thibaudeau , pour réponse , fit un rap-port tendant à empêcher les armées de délibérer. On réorganisa complète-ment la garde nationale ; on abrogea les lois pénales contre les prêtres inser-mentés ; on anéantit les lois prononçant des mises hors la loi.

Cependant l’inquiétude était dafts les esprits. La garnison de Paris avaitété renforcée et avait fait l’exercice à feu. Partout les citoyens notables rece-vaient des lettres et des avis menaçants et anonymes. Dans les premiers joursde septembre, un mouvement éclata , qui fut connu depuis sous le nom dejournée du 18 fructidor.

Dès l’aurore, le canon d’alarme fut tiré, les salles des séances des deuxconseils investies, les commissaires inspecteurs arrêtés, Pichegru et Ramelarrêtés aussi. Augereau, général pour le directoire, occupa les principauxponts de Paris . Les soldats crièrent avec frénésie : Utee la république ! A basles royalistes! Une proclamation directoriale, affichée, annonçait que la cause

rt) 1*0 7 août