Band 
Tome second.
Seite
114
JPEG-Download
 

Mi

AllIUVKE DK ItONAl'U'.TK

(Décembre 1797.)

CHAPITRE XXXII.

Réception de Bonaparte il Paris . IxM-inr/ ruis à tenue. — Refrain du chant du retour. — Le mécanicien

rie la victoire. _La tyrannie révolutionnaire écrasée par les amis de la constitution de l’an 111 . — Le

rêve d'un rentier. — L'fcvangilc du jour. — Fondation de la secte des ihéophilanthropes. — LeurCredo, leur Pater. — Maliornet-théophilantlirope. — Fêtes morales et religieuses des ihéopliilanthropes.Leurs hymnes. — Mariages. — Décès. — Billet d’enterrement.— Jourdan-les-cloches. —On abolitla secto. — Testament et mort du chef des filoux en troupes. — Livres de l’année 1797. — Caricaturesur Pichegrn. — Le triomphe des armées françaises. — .lournuut.

Bonaparte n'était pas homme à s’endormir au milieu de ses triomphes,mais bien à chercher à en recueillir le fruit. Sa campagne d’Italie lui avaitexalté l’imagination, et il n’était pas lâché de venir à Paris , pour savoir oùen étaient les affaires politiques, et pour éprouver le directoire, dont il s’é-tait déclaré le partisan , jusqu’à ce qu’il s’en déclarât le protecteur et le maî-tre. Chacun le jugeait indispensable aux grandes entreprises; il avait éténommé («) général en chef de Vannée d'Angleterre, et remplacé en Italie parson ami Desaix. 11 avait quitté Milan le 15 novembre, avait passé par Bastadt,pour assister personnellement au congrès, et était arrivé incognito, le 5 dé-cembre à Paris . 11 descendit rue Chantereine, qui, soudainement, fut appeléerue de la Victoire. L’enthousiasme était universel. Le comité du conseil descinq-cents voulait lui donner le domaine de Chambord, avec un des plusbeaux hôtels de Paris. Les directeurs, que le héros de l’Italie appelait dédai-gneusement les cinq rois à terme, jalousèrent son influence et sa popularité.Ils voulurent lui rendre seuls les honneurs, et préparèrent une fête solennellepour le 10 courant.

Au palais du Luxembourg , en présence de tous les ambassadeurs et mi-nistres plénipotentiaires, eut lieu la réception du général en chef. Au milieude lacourdu palais, on avait élevé un autel à la patrie, surmonté des statuesde la Liberté, de l’Egalité , et de la Paix. Dans un vaste amphithéâtre étaient

{a, Le 26 octobre dernier