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REVE I) EN RENTIER.
Année 1707)
représentant la tyrannie révolutionnaire écrasée par les amis île la constitu-tion de l'an III (a).
Les citoyens paisibles, les rentiers calculaient la hausse ou la baisse surles victoires, ce qui donna lieu à un quiproquo intitulé • rc're d’un rentier.Le rentier voyait les puissances ci-après nommées rassemblées autour d’unetable, tenant des cartes à la main , et qui s’exprimaient ainsi :
L'Angleterre : Je fais vatout.
La France : J’ai beaucoup de piques; si je ramasse les cœurs, je gagne la partie.
L’empereur d'Allemagne : J’ai suivi de mauvais avis; je suis débangué, jequitte la partie ; je ne puis faire une seule levée.
Ae roi de Sardaigne : J’ai retiré mon enjeu.
La Hollande: Quelle folie de me faire jouer : je suis à la bête.
L’Espagne : Je n’ai qu’un roi de carreau : je renonce à la triomphe.
Le roi de Prusse : Voici de nouveaux paquets; je couvre mon jeu.
L’Italie : C’est moi qui mêle.
La Russie : J’attends la retourne.
Le Pape : Je passe (a).
Les nouveaux enrichis et les partis multipliés, avaient fait publier YEcan-gile du jour, où on lisait : « En ce temps-là ceux qui auront de l’esprit se-ront des sots; ceux qui auront du bon sens, seront des fous; ceux qui au-ront de la bonne foi, seront des dupes; ceux qui auront des mœurs serontridicules ; ceux qui suivront la religion de leurs pères, seront baffoués; ceuxqui auront des talents mourront de faim ; ceux qui auront de l’or, serontvolés; ceux qui posséderont, seront dépouillés; ceux qui n’auront rien,auront tout; ceux qui ne seront rien, seront tout; et quand toutes ces chosesseront arrivées, l’esprit soufflera de l’Orient, et ceux qui étaient aveugles,
(а) Collection de M. Laierrailc.
(б) Mémorial, ou Journal historique de la révolution de France , par Lecomte, t. 2 .