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Tome second.
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(Année 1797.)

TlIKOeilil.AMIinol'KS.

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verront; ceux qui étaient sourds entendront ; ceux qui étaient perclus, mar-cheront ; ceux qui étalent humiliés, seront élevés, etc., etc. »

lit toujours on ehansonnait le Directoire . Nous remarquerons cette prièredu soir dans la petite poste de Paris , journal : « Je vous rends grâce , ô monDieu , de ce que vous avez daigné me préserver pendant cette journée , desmandats d’arrêt et des interrogatoires du bureau central, des visites domici-liaires, du poignard des jacobins, des coups de sabre de la nouvelle légion depolice, des embûches de Satan-Merlin, et de l’amitié du directoire , dontje vous prie de me rendre indigne de plus en plus(a). »

^a mode avait ses passionnés admirateurs, et le boulevart Italien était lerendez-vous de la belle société. Le divorce, admis pour incompatibilité d’hu-meur entre les époux, le rétablissement de la loterie, avaient porté atteinteà la sécurité d’un grand nombre de familles. Aussi, certaines gens, affectésdu désarroi général dans lequel se trouvaient les esprits, avaient employétous leurs soins à fonder une nouvelle religion.

L’amour de YKtre Suprême, combiné avec l'amour du genre humain, Ro-bespierre concilié avec Anacharsis Cloots, — donnèrent naissance à une sectereligieuse et morale, célébrant le culte de la Nature.

D’abord, les sectaires avaient voulu s’annoncer sous le nom de Théoan-tliropophiles. Mais le mot était trop difficile à prononcer : ils s’appelèrentThéophilanthropes ou adorateurs de Dieu et amis des hommes.

D’après son Manuel, le Théophilanthrope croyait à l'existence de Dieu età l’immortalité de l’âme, ces deux colonnes de feu qui illuminent toute reli-gion, et qui réduisent à néant ceux qui veulent y toucher. Son Credo n’étaitpas plus long.

Son Pater, tel qu’il fut proposé par un auteur sectaire , avait proscrit laphrase qui e'tes aux deux, parce que Dieu est partout; — la phrase par-donnez-nous nos offenses comme nous les pardonnons à ceux qui nous ont of-fensés, parce que c’était lui dire stupidement : imite-nous;—enfin, la phraseet ne nous induisez point en tentation, comme changeant Dieu en diable. Leprojetde Dater, adopté par plusieurs théophilanthropes, comprenaitdouze versfrançais , (pie voici :

Créateur des humains, tics muudcs et des deux.

Oue ton nom soit béni ! qu'il le soit en tous lieux !

Sur terre, au firmament, ta volonté soit faite !

Règne enfin, règne seul... Écarte la disette.

Sous tes yeux paternels que le Idé, dans nos champsMultiplie... et suffise à nos be-oins pressants!

Dans nos ccrurs ta justice a placé la clémence ,

Nous pardonnons... Grand Dieu ! pardonne à qui t’offeiKoÉpargne la faiblesse, t*t fiti» grâce à l’erreur.

(«) Jxt petite reste de Parti, ou lepn'mpt avertisseur. par .1. J. Lucct.