(Année 1797.) ies hymnes.
Pendant l’Été, on chantait, deux strophes, dont la première :
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Suprême auteur de la nature.
Pour t’aimer tu fis les mortels.
En vain l'erreur et l’impostureVoudraient détruire tes autels :
Dans le cœur de l’être qui pense,
Le sentiment de ta présenceNaît et s’accroît par tes bienfaits;L’athée en vain cherche à l’éteindre ;Son souffle encor n'a pu l’atteindreIl vit pour ne mourir jamais, etc., etc.
Pendant l’Automne, trois strophes, dont la première :
Homme, adore un être suprême.Dit Zoroastrc au Bactrien .
Avant d’être, tu n’étais rien :
As-tu su te créer toi-même ?Homme, adore un être suprême :
Il est ton père et ton soutien ;
Il te nourrit, t’éclaire et t’aime ;Proscris le mal et fais le bien. etc.
De votre Dieu, de vos semblables,
Accourez, sincères amis;
Avec ces titres respectables ,
Parmi nous vous serez admis.
Cette enceinte heureuse et sacrée«S’ouvre aux cœurs purs et bienveillants ;Déposez loin de son entréeJusqu'aux moindres ressentiments, etc., etc.
Ces hymnes étaient entremêlés d’invocations, en manière d’orémus , faitspar un chef de famille. Ils étaient variés. Il y en avait deux pour la Patrie.
L’office achevé, le lecteur annonçait la fin de l’exercice par la formulesuivante :
La fête religieuse et morale est terminée.
Il faut convenir que tout cela ressemblait beaucoup à la messe, moins larévélation et le sacrifice, c’était le vain effort d hommes qui cherchaient in-stinctivement à se rapprocher delà religion sans en comprendre la révélationet le dogme consolant et sacré.
Outre cet exercice général, on célébrait la naissance des enfants , avec unhymne et une invocation du chef de famille ; l’enfant était apporté dans l’as-semblée à la fin de la fête religieuse ; le père, ou un autre parent, donnait ses