(Année 1797.)
I.EGS DE I.A HEVKILLERK.
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parce qu’il avait, en pleine séance, demandé leur établissement, ce qui avaitinspiré à Pons-de-Verdun une chanson dont le refrain était :
Que sérail la religion.
Sans les dindin, dindin. dindon.
Plus tard Bonaparte , étant devenu consul, faisant du concordat une ques-tion politique des plus importantes, et, s’étant imposé la mission de releverpartout le culte catholique, abolit la secte des théophilanthropes.
La chose se fit soudainement, à petit bruit, d’après sa manière accoutu-mée. Le culte de la nature avait envahi les départements, môme l’étranger;aussi, les préfets reçurent un beau jour la circulaire suivante, datée du17 vendémiaire an X (1801) :
« L’intention du gouvernement, citoyen préfet, est que les sociétés con-nues sous le nom de Théophilanthropiques ne puissent plus se réunir dansles édifices nationaux. 11 me charge de vous en prescrire l’exécution; je luirendrai compte de ce que vous aurez fait pour la remplir, et je vous prie dein’en prévenir avec exactitude. »
Le ministre de la police generale ,
Fol'cué (a).
Il fallut obéir, et sans attendre. Les détracteurs de la religion abolie eurentbeau jeu à rire et à se venger des temps de persécution qu’ils avaient sup-portés. Parmi les pièces publiées alors contre la Kéveillère-Lepaux, chef desfiloux en troupes, s’en trouve une intitulée son Testament et sa mort. On y re-marque dans la série des legs :
« Je lègue à l’administrateur en chef des latrines du Palais-Égalité mesœuvres complètes, qu’il ne faut pas confondre avec celles du père Bossu.Elles se trouvent en entier chez mon libraire.
« Quelque attaché que je sois à ma bosse, qui ne m’a jamais quitté, jela lègue à Barras, mon plus cruel ennemi, afin qu’il m’ait toujours à son dos.
« Je lègue au poëte Chénier, mon collègue de l’Institut, 100,000 francs,pour qu’il compose, en mon honneur et gloire, une ode de sa façon et dansle genre qui lui est familier, comme la strophe suivante :
<> divin Laréveillère !
Des philanthropes le père,
Tout l’univers te révère:
Tu fa (rcmbler tous les rois.
Aidé de ta seule bosse.
Tu renverses sceptre et crosse.
Kl c’est du fond de ta fosseQue tu leur dictes des lois (6).