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Tome second.
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I.IVRKS I)K i/aNNÉE,

(Année 1797.!

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« .le vous lègue à vous, mes chers théophilanthropes, vrais et braves jaco-bins, 500,000 francs pour rétablir vos sociétés populaires et hâter le retourdes sacrifices humains. Vous placerez, dans le lieu de vos séances, mon bustefait d'après la bosse (a .»

La secte des théophilanthropes, comme ces arbres exotiques auxquels lesol et le climat de notre pays sont contraires, n’a pu prendre racine profondeen France . Elle a donné quelques fieurs, obtenues par une atmosphère deserre-chaude, — parla disposition morale des esprits sous le directoire;mais ce n’a été que l'affaire d’un moment. Pourtant, elle a laissé dans biendes imaginations une certaine religion vague et indéfinie, le déisme, le cultede la morale et de la nature. Les essais de religions qui se sont succédé de-puis ont beaucoup emprunté à la théophilanthropie et n’ont pas fourni uneplus longue carrière, parce qu’il n’y a pas de religion possible sans révélation.Le culte des théophilanthropes, aussi bien que celui de l’Ètre-Supréme,prouvent d’ailleurs la nécessité d’une croyance chez les masses, en supposantmême que l’on pût se réduire au seul point de vue politique. A cet égard,ces deux événements de la révolution mérilent de fixer l’attention des histo-riens et de toutes les intelligences qui cherchent à apprécier les phénomènesqui se produisent aux différents âges de la rie des peuples.

Revenons à notre point de départ; continuons notre revue de l’année1797.

Bien des livres avaient traité des questions philosophiques et religieuses.La Harpe avait écrit sur le fanatisme dans la langue révolutionnaire, ou de lapersécution suscitée par les barbares du dix-huitième siècle, contre la reli-gion chrétienne et ses ministres, Bernardin de Saint-Pierre avait publié sesEtudes sur la Nature. Le citoyen Lachapelle avait imprimé des Considéra-tions philosophiques sur la révolution française, et Fantin Désodoards , VHis-toire philosophique de la révolution de France. Madame de Staël avait mis aujour les Réflexions sur le divorce, et son livre de l’influence des passions surle bonheur des indiviius et des nations. Le théâtre était devenu l’école de lagalanterie. Lemercier et Colin d'IIarleville avaient la vogue.

Les caricatures étaii nt mieux faites que par le passé, tant sous le rapportde l’art que sous le rapport de l’esprit. Comme toujours, elles s’attaquaientaux événements les plus importants, ou dégénéraient en personnalités. Sou-vent même , maintenant, elles faisaient plus acception des personnes quedes choses. Par exemple, le coup d’état de fructidor, avait inspiré, outrela caricature de Mahomct-théophilanthrope, une autre caricature sur Pi-chegru, un des principaux déportés. Pour texte, d’un côté on voyait le plande campagne du général royaliste ; de l'autre on voyait l’exécution de cemême plan :

(a) Testament et mort de la Rcveillère-Lepaux, chef des filoux-en-troupes. par Fournier. (Imprimé dutemps.)