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rnOCLAMATION DE BKKTIIIKR.
(1798.)
CIlAl’JTltE WXIII.
Mon aux Anglais. — Complainte des Émigrés à Home. — Fondation de la république romaine. — Bona-parte est envoyé en Égypte. — Frise de Malte, la situation des Maltais, — Institut d’Egypte. —Succèsdu petit caporal. — Mack et Championnat en Italie. — VAchille aux pied* léger*. — F.îat de l'Europe :
pendant l’alttence de Bonaparte — Le roi bourreau. — La robe nuptiale. — Royal-Camutje. _ lha--
mière exposition tl«*s produits de l'industrie. — Fête de la liberté ; entrée triomphale des monuments desarts et des sciences en Italie.— Différents changements du citoyen français . — Journaux.— Lieux deplaisir à Paris .
Le déplacement des tiostilité.s occupait toutes les têtes. Le cri de mort au a-Anglais ! était poussé unanimement, et le directoire avait fait saisir toutes lesmarchandises anglaises, après avoir été autorisé à ouvrir un emprunt de80 millions pour opérer une descente dans les fies britanniques. La France renouvelait alors Yinvincible armada de Philippe 11 d'Espagne , au seizièmesiècle. Les charpentiers faisaient des dons pour servir à la construction desvaisseaux; des volontaires se présentaient pour aller combattre dans leur paysles agents de Pitt et de Cobourg. Il est à craindre que toute l'Europe ne s’en-llamme : quinze mille hommes, détachés de l’armée d’Italie , ont envahi lepays de Vaud, pour intervenir dans les troubles de la Suisse . Le général Ber-thier entre à Rome , chargé de venger l’outrage fait à l’ambassadeur fran-çais (a) ; il occupe le château Saint-Ange , et a chassé les émigrés du territoireitalien. On consacra ce fait par une caricature avec ces couplets sur l’air desPendus.
Par une proclamation
On chasse la condition.
Ouoi! nous chasser de l'Italie !
Oue la noblesse est avilie !
Traiter ainsi gens comme nous.
C’est allumer notre courroux !
Ah ! si nous pouvons nous venger !
Nous pouvons nous dédommager.
(u) Le 28 décembre. Il en est parlé au précédent chapitre.