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Tome second.
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MO

DOUAPARTE-MAIIOMÊTAN.

(1700 .>■

Dans un certain palais..

Un ambe. un terne sont sortis (a) ;

Tous les Français sont avertisQu’au tirage prochain, la justice divine.

En remplaçant l'extrai/, fera sortir le qnine.

Comme le directoire précédent avait été la cause, disait-on, des revers denos armées, il fallut que les nouveaux arrivés fissent mine de vouloir réparerses torts. Ils envoyèrent au corps législatif un message sur la situation dela France .« Les plaies de la république sont profondes; de grands dangersl’environnent... 11 est trop vrai que, cessant d’ètre frappés de la terreur salu-taire des lois..., qu’enhardis par la faiblesse ou la complicité des fonction-naires publics, les brigands qui infestent la république ont reparu avec unenouvelle audace; qu’au signal donné par les assassins de Uastadt, ils ontrelevé la sanglante bannière de la révolte. Uéunis aujourd’hui par bandes,ils infestent et désolent plusieurs départements de l’ouest et du midi ; lesacquéreurs des biens nationaux sont attaqués; les voyageurs et les voiturespubliques le sont sur les chemins ; les produits des contributions sont pillésdans les caisses et sur les routes, et les citoyens signalés par leur attache-ment à la république sont massacrés dans leurs propres maisons, et tous cesforfaits sont toujours commis au nom de l’autel et du trône Ib). » — Tableauexagéré : les gouvernants s’étendaient d’autant plus sur les maux de la France ,qu’ils avaient moins la ferme volonté de les guérir.

« Français ! disait avec entrainement Français de Nantes , vos frontièressont menacées d’une prochaine invasion. Des hommes, de l’argent, desarmes ! voilà ce qui est nécessaire , ce qui est indispensable pour vous sau-ver. » Quelques gens ajoutaient, bien sûr : Et Bonaparte! et le héros del’Italie et des Pyramides !

Il avait bien les yeux sur la F’rance. Les lauriers d’El-Arich et de Gazahl’avaient fait considérer par les Mahométans comme un ange exterminateur.Sa conduite à Jaffa leur avait fait croire en lui comme en un prophète. Labataille du Mont-Thabor leur rappelait les combats des croisades. Bonaparte était rentré triomphalement au Caire par la porte de la Victoire , et s’était com-plètement donné des airs d’inspiré par la proclamation suivante : « Il estarrivé au Caire, le bien gardé, le chef de l’armée française, le général Bona-parte, qui aime la religion de Mahomet... II est entré au Caire par la porte dela Victoire. Ce jour est un grand jour ; on n’en a jamais vu de pareil... Il futà Gasah et à Jaffa; il a protégé les habitants de Gasah; mais ceux de Jaffa ,égarés, n’ayant pas voulu se rendre, il les livra tous, dans sa colère, au pii-

(a) 18 fructidor an V, et 3o prairial an VU.y*) Mésange lu le 9 messidor.