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Tome second.
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(1799.)

JOHOKK I)U 30 PIIA1 Kl A U . H5

Partout on célébra en vers et en proàc Roberjot, Bonnier et Jea üebry,« dont les noms doivent être aussi respectables aux races présentes et futuresque ceux des François II et des Charles sont et seront en exécration dans lapostérité la plus reculée. » Un poëte encore enfant, interprète de la jeunessefrançaise, envoya aux magistrats une ode sur la mort des plénipotentiaires.On y remarque cette strophe :

Us ne sont plus, en vain ma douleur les rappelle,Ces hommes généreux, dignes d’un autre sort ;Mais la patrie en pleurs fait marcher devant elleNémésis et la mort (a).

Pour le jour de la fête funèbre, on avait fermé les speetaLler., tes bou-tiques , les magasins, les ateliers ; toute vente de marchandises aut es quedes comestibles, tout travail dans les ports, furent défendus (6). La loi du22 floréal « donna à la veuve de Roberjot, aux orphelins laissés par Bonnier,des gages de l’intérêt que la nation avait pris à leur perte; elle versa lebaume de la consolation sur les plaies encore saignantes de Jean Debry (c).»

Le meurtre de Rastadt devint le signe de ralliement pour une nouvelle croi-sade politique. Le corps législatif vota une subvention de guerre d'un décime parfranc, et la remise du tiers des traitements (au-dessus de 3,000 livres) detous les fonctionnaires publics. Le peuple était dans la désolation et aussi dansl’exaspération. 11 en voulait aux dilapidateurs. « Guerre, oui, guerre aux fri-pons qui ont volé les deniers publics I s’était écrié en pleine séance du conseildes Cinq-Cents le représentant Dubois-Dubay , — que ce soit notre cri,comme celui de vengeance contre le pouvoir autrichien 1 » Par malheur,l’anarchie existe dans le pouvoir. Le directeur Rewbell a regardé commeune allusion à lui-même les paroles de Dubois, il s’en excuse, et Sieyes le remplace au directoire pour combattre Barras . L’entrée du nouveautiers au corps législatif est le produit d’élections républicaines, comme l’an-née précédente. Treilhard , dont la nomination a été déclarée inconstitutionnelleet nulle, est remplacé par Gohier; La Réveillère par le général Moulin , etMerlin par Roger Ducos . A nouveau directoire, nouveau ministère, et l’onne tarde pas à s’apercevoir qu’il n’y a dans tous ces changements qu’unequestion de personnes, et rien de plus.

Telle fut la révolution du 30 prairial. Les uns ne valaient guère mieuxque les autres, et n’étaient pas moins des roi* fainéants. Lès royalistes pro-fitèrent de ces misérables discussions pour jeter dans le public l’épigrammesuivante :

(а) Pièce manuscrite, par un élève du citoyen Savouré, instituteur, rue de la Clé , n. 7.

(б) Circulaire du ministre «le Injustice aux administrations centrales et municipales.k) Police de la fête funéraire du 20 prairial an Vil. (Imprimé du temps.)

T. II.

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