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Tome second.
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163
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(1799.)

BOX A PART K.

1C.3

S’il faut parler, eu outre, do la constitution de l’an 111, la plus prônée ,et aussi la plus nulle de toutes celles qui ont régi la France pendant la ré-volution , un mot nous suffira p air faire comprendre combien son actionavait peu de force. I)’un côté, elle reconnaissait quelques principes écrits en1793; de l’autre, elle réagissait sur eux. et servait ainsi, avec un égalfaux-semblant de raison, les intérêts des révolutionnaires et des contre-ré-volutionnaires. Elle avait horreur du passé, mais ne secouait pas complète-ment son joug, et se ressentait du temps de tourmente où elle avait prisnaissance.

Bonaparte, en arrivant d'Egypte , ne s’abusa pas sur la situation des affai-res politiques.

Au lieu de nous répandre en conjectures sur ses intentions, lorsqu’ilconspira pour la révolution du 18 brumaire, au lieu de critiquer les moyensqu’il employa pour parvenir à son but, il nous semble beaucoup plus ration-nel d’examiner la conduite qu’il va tenir, étant consul, et de voir commentil fallait s’v prendre, selon lui, pour veiller aux destinées de la patrie.

Ses ennemis ne manquèrent pas de suspecter ses intentions, autant queses amis se plurent à les exalter. Par exemple, les premiers l'accusèrent devouloir porter atteinte au maintien de la République , parce qu’il avait faitdéplacer un arbre de la liberté dans le jardin des Tuileries , tandis que lesseconds le louèrent sans restriction d’avoir fait écrire le mot république, enlettres d’or, à côté des trous de boulets, souvenirs du 10 août.

Un poëte, un de ses admirateurs, célébra la révolution du 18 brumaire,par le jeu de mots suivant ;

Je me disais l’autre jour, a parie T

Ouand de uos maux verrons-nous donc le tenue?

Lors un esprit me répond, a parle.

Bientôt... bientôt... un héros juste et ferme.

Viendra chasser hors de votre cité

Tous les brigands, les loups qu’elle rcnferm \

Et vous rendra voire tranquillité.

— Ah! vive Dieu ! c’est un Bon a jwrlf.

En Italie, et en Egypte , il s’était identifié avec les soldats confiés à soncommandement, en leur distribuant des récompenses glorieuses, des sa-tires d’honneur («), des grenades en or , des baguettes, des trompettes et desfusils garnis en argent. Le premier consul ne se fit pas faute, comme onpense, de tout ce qui pouvait lui assurer des dévouements exclusifs à sapersonne. Sacrifiant tout aux militaires , à ses camarades , il fit rendre unarrêté consulaire sur les récompenses à leur accorder.

Son premier soin fut de se concilier les généraux républicains. Moreau se

En Italie . il avait distribué. axsure-t-on . plu» de soixante-quinze sabres d bonn#ur.