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Tome second.
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1799.

If.V

mit à la tête île l’armée du Rhin et du Danube ; Atigereau devint comman-dant en clief de l’armée française en Ratavie.

Ensuite, il essaya de négocier la paix , et s’adressa au roi d’Angleterre , àqui il envoya officiellement la lettre suivante :

« République française . — Souveraineté du peuple. — Liberté, égalité.»

« Bonaparte, premier consul de la République, à Sa Majesté le roi de laGrande-Bretagne et d'Irlande (a,.

« Appelé par le vœu de la nation française à occuper la première ma-gistrature de la République , je crois convenable en entrant en charge d’enfaire directement part à Votre Majesté.

« La guerre qui, depuis huit ans, ravage les quatre parties du monde,doit-elle être éternelle ? N’est-il donc aucun moyen de s’entendre?

« Comment les deux nations les plus éclairées de l’Europe , puissantes etfortes plus que ne l’exigent leur sûreté et leur indépendance, peuvent-ellessacrifier à des idées de vaine grandeur le bien du commerce, la prospéritéintérieure, le bonheur des familles? Comment ne sentent-elles pas que lapaix est le premier des besoins, comme la première des gloires !

« Ces sentiments ne peuvent pas être étrangers au cœur de Votre Ma-jesté. qui gouverne une nation libre, et dans le seul but de la rendre heu-reuse.

« Votre Majesté ne verra dans cette ouverture que mon désir sincère decontribuer efficacement pour la seconde fois à la pacification générale, parune démarche prompte, toute de confiance, et dégagée de ces formes qui,nécessaires peut-être pour déguiser la dépendance des états faibles, ne dé-cèlent dans les états forts que le désir mutuel de se tromper.

« La France, l’Angleterre, par l’abus de leurs forces, peuvent longtempsencore, pour le malheur de tous les peuples, en retarder l’épuisement; mais,j’ose le dire, le sort de toutes les nations civilisées est attaché à la fin d’uneguerre qui embrase le monde entier. »

Ainsi, Ronaparte faisait les avances. L’Angleterre armait tous les peu-ples de l’Europe contre nous; c’était à elle qu’il s’adressait de préférence.Le roi d’Angleterre répondit, entre autres choses :

« Le roi a donné des preuves fréquentes de son désir sincère pour le ré-tablissement d’une tranquillité sûre et permanente en Europe . Il n’est ni n’aété engagé dans aucune contestation pour une vaine et fausse gloire; il n’aeu d’autres vues que celles de maintenir, contre toute agression, les droits etle bonheur de ses sujets.

« C’est pour ces objets que jusqu’ici il a lutté contre une attaque non

(u La lettre fut communiquée à lord Grain illt*. par Talleyr md, ministre des relations extérieures