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Tome second.
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PUNITION DUS COUPABLES.

(1800.)

Son épouse, tout en larmes,

Veut partager son danger ;

Mais on vint la rassurerSur ces horribles vacarmes ;

Lui disant: Il est passé,

Le consul n'est point blessé.

Bientôt, dans le voisinage,

!<cs blessés et les mourantsPoussent des gémissements;D’autres se font un passageA travers mille débris.

Pour se sauver dans Paris .

Cette machine infernaleLiait faite d’un tonneau,

Et contenait, au lieu d’eau,Beaucoup de poudre et des balles.Cette invention d’enferAvait des cercles de fer.

I<cs éclats de la machine *Enfoncèrent les ma isons.

Et la chute des plafondsEntassa sous leur ruineLes meubles et les trésors.

Et des blessés et des morts.

Le tribunat plein de zèle,

Le sénat conservateur,

Ministre et législateur.

Le conseil-d’état fidèle.

Au grand conseil, en ce jour,

Vinrent prouver leur amour.

Discours du ministre de la policeau premier consul.

I : ne machine semblableEst saisie entre les mainsDe ces monstres inhumains,

Dont l’intention coupable,

Pour prolonger leurs forfaits,

Est de reculer la paix.

Discours des présidents des autoritésdu gouvernement.

Ouand des monstres pleins de rageVeulent renverser l’étatPar le feu, l’assassinat,

Le désordre et le carnage,

Nous punirons leurs forfaitsPour accélérer la paix.

Bonaparte , en assurance,

De ses lâches ennemisSaura purger son pays,

Et, par sa rare prudence,

Terminer, à nos souhaits,

Le grand œuvre de la paix.

Peu de complaintes ont été redites aussi longtemps et aussi fréquemmentque le fut celle sur la machine infernale. Les vœux que l’on y fait pour l’é-tablissement de la paix montrent combien, dans l’esprit du peuple, la guerreétait loin d’ôtre entreprise dans un but de conquêtes.

On arrêta les prévenus de la conspiration Aréna; et, par suite, Demerville,Céracchi, Aréna et Topino-Lebrun furent condamnés à la peine de mort. l)eplus, cent trente individus furent arrêtés ou déportés, sans qu’on eût pu dé-couvrir les véritables auteurs de l’attentat du 3 nivôse. La justice eut entreles mains Saint-Réjant etCarbon, agents deGeorgesCadoudal. Ces deux cons-pirateurs possédaient une myriade de noms de guerre. Le premier était ditPierrot, Sollier, Pierre Martin; le sjecond, appelé François-Jean, était ditCarbon , Petit-François, Constant Ils furent condamnés à mort, et leurs com-plices à différentes peines.

Evidemment, la machine infernale émanait du parti royaliste. Bonaparte en conçut une haine violente pour les chouans qui s’agitaient sans cesse dansl’Ouest; la police redoubla de zèle et de finesse; plus tard, cet événement servità l’établissement de tribunaux criminels spéciaux. On surveilla les voyageurs,et les passeports furent plus que jamais nécessaires. Les diligences étaient, àtout instant, en tous lieux, attaquées et volées : on plaça sur les banquettes