( 1799 - 1800 ..
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Tel que Phœlms n;ûss;int, tlans un jour de brutmaire ,Dissipe d’un rayon , des nuages épais ;
Tu fis sur l’horizon, dans re jour salutaire.
Briller l’aurore de la paix (a).
Bientôt lorsque, excité par tant de louanges, Bonaparte eut jeté à bas ledirectoire et les conseils, quelques personnes osèrent encore manifester leurmécontentement, mais partout on célébra le 18 brumaire.
Comme on pensait que la révolution était terminée, et que les choses al-laient changer d’aspect, mille brochures maudirent les horreurs du tempspassé.
Nous citons les lignes suivantes publiées sous le titre de Dialogue entreDiogène et quelques hommes de la révolution.
« Qu’as-tu fait pour être homme? disait Diogène à tous les passants.
« J’ai fait le 10 août, le 31 mai, le 13 fructidor, le 30 prairial. — Tu n’esqu’un démolisseur ; tu n’es pas un homme.
« J’ai travaillé à trois constitutions dont on s’est dégoûté. —Tu n’es qu’unsot.
« J’ai prononcé plus de cent discours à la tribune. — Tu n’es qu’un bavard.
« J’ai su plaire à tous les partis. — Tu n’es qu’une girouette.
« J’ai su me taire. — C’est beaucoup chez une nation où l’on parle tant.—Mais j’ai bien fait ma part des cinq cents décrets, par assis et levé. — Tu n’esqu'un manœuvre.
« J’ai porté plus de deux cents toasts à l’égalité et à la fraternité. — Tun’es qu’un ivrogne.
« J’ai maudit Robespierre la veille de sa mort, et j’ai déclamé contreBarras le 19 brumaire. — Tu n’es qu’un esclave.
« J’ai fait fusiller mes ennemis qu’on accusait d’être ceux de l’État. — Tues un monstre. — Je suivais les ordres. — Tu es un bourreau.
« J’ai fait de très-belles phrases sur la liberté. — Tu n’es qu’un rhéteur.
« J’ai fait un beau livre sur la morale. — Tu n’es qu’un hypocrite.
« J’ai fait des odes. — Tu n’es qu’un instrument à vent.
« J’ai chanté les fureurs de mes complices dans mes cantates. — Tu esun instrument à corde.
« J’ai voulu faire déclarer la patrie en danger. — Tu n’es qu’un factieux.
« J’ai pris dans la révolution le rôle de Brutus. — Tu n’es qu’un vilhistrion.
« J’ai dénoncé des complots. — Tu n’es qu’un délateur.
•< J’ai abreuvé nos ennemis d’outrages. — Tu es un lâche (b). >■>
Le proverbe : Tu n’es qu’un jacobin, était fort employé.
(a) Collection de pièces importantes relatives « la révolution française.
[b) Almanach du dix-neuvième siècle , ou Ftrrnnes du bon vieux temps.