(1801.)
JOIE DE TOUTE I.A FRANCE.
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vent pas être commandé, mais dont la communication est si rapide lors-qu’il naît sans contrainte, paraissait animer tous les cœurs. L’égalité s’étaitétablie, sans qu’on eût reçu l’ordre de l’admettre. Une liberté riante et doucerégnait partout. L’air du bonheur et de la satisfaction animait toutes lesphysionomies. »
Au parallèle fait par le Moniteur, nous ajouterons une remarque. Pourla première fois la pjace de la Concorde (a!, avait été assignée pour unique pointde réunion dans les fêtes nationales. Elle y a toujours été affectée depuis, etdepuis ce temps encore les fêtes ont toujours eu le même caractère : joiebruyante, plaisirs officiels, lampions d’ordonnances, applaudissements payésou surpris par la ruse.
Parmi les objets servant à la fête, et qui excitèrent le plus l'admirationgénérale, on cite un Temple à la Victoire, élevé devant le palais du Corps-Législatif. 11 avait un porche de six colonnes, un fronton à deux grandesparties latéralas, avec quatre monuments dédiés aux mânes de Desaix, deJoubert, de Hoche et de Kléber, et sur lesquels les quatorze armées de laRépublique étaient indiquées.
Au milieu de ce temple était un groupe sculpté, représentant la Victoirequi offrait la paix a la France. La France se reposait sur le Dieu Mars.
Dans les Champs-Élysées avait aussi été élevé un Temple à la Paix.
Enfin, au centre de la place de la Concorde , était la Colonne nationale , àla gloire de l'armée, exécutée en charpente et en toile, et qui fut illuminéele soir ( b '.
La paix de Lunéville avait, comme on voit, un grand retentissement.
On écrivait de Bordeaux , le 24 messidor : « Le 15 du courant, correspon-dant au 14 juillet, plusieurs américains s'étaient réunis à dîner, pour célé-brer l’anniversaire de leur glorieuse indépendance. M. Barnet , agent desÉtats-Unis d’Amérique, porta les toasts suivants :—Au quatre juillet, anni-versaire à jamais mémorable de l’indépendance des États-Unis de l’Amérique !
— Aux habitants des États-Unis ! — Au pouvoir exécutif et au congrès desÉtats-Unis ! — A Thomas Jefferson , notre premier magistrat ! — A la mé-moire de notre illustre père, le général George Washington , et aux hérosqui ont péri en défendant nos droits ! — A Bonaparte, premier consul de laRépublique française ! —A notre ordre judiciaire, toujours intègre et incor-ruptible ! — Aux habitants de la République française , à leurs législateurset autres membres du gouvernement ! — A l’agriculture, au commerce, etaux manufactures des États-Unis ! — A la marine militaire des États-Unis !
— A une prompte paix universelle ! — A nos derniers commissaires en