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;oiü DANS LES l'AVS CONQUIS.
( 1831 .)
France! — A une réciprocité de sentiment comme d’intérêt entre les Français et les Américains ! — Au beau sexe! — Aux magistrats et aux habitants deBordeaux (a) ! »
Au beau sexe! — Cela donne idée de la galanterie de ce temps-là; elle al-lait inspirer même les hommes politiques dans l’exercice de leurs fonc-tions.
A Strasbourg , « la fête du quatorze juillet avait été célébrée avec beau-coup d’allégresse. Les défenseurs de la patrie avaient été couronnés de fleurspar les jeunes filles; on leur avait donné un repas dans la maison com-mune. » A Angers , les habitants * n’avaient jamais eu un anniversaire duQuatorze-Juillet aussi nombreux et aussi brillant. » A Alençon , « La fête duQuatorze-Juillet avait été célébrée avec la plus grande solennité et le plusvif enthousiasme : le préfet avait tout mis en usage pour l’embellir; il y avaiteu illuminations, feu d’artifice et danses... le nom de Bonaparte avait étéporté vers le ciel, etc. »
Continuons notre tournée : — A La Haye , a la fête du Quatorze Juillet futcélébrée de la manière la plus solennelle (b'. » A Maestricht , «jamais peut-être, à aucune époque, nulle fête nationale n’avait présenté autant de pompeet d’éclat que celle-là.» A Bruxelles , l’anniversaire du Quatorze-Juillet avaitdonné lieu à l’une des plus belles fêtes qu’on se rappelât d’y avoir vues, et àlaquelle (ce qui n’était pas arrivé depuis la révolution) toutes les classes de lasociété avaient pris part avec le même abandon, et le même plaisir. » Au-tour d’un double médaillon du premier consul, décoré de branches d’olivieret de lauriers, on avait inscrit ces deux dystiques; d’un côté :
Heureux arbitre de la guerre,tyue son nom soit honoré’
De l’autre :
Pacificateur de la terre,(Jue son nom soit adoré.
A Mayence, à Gand , les cérémonies ne furent pas moins brillantes, et par-tout les bénédictions se répandirent sur le premier consul.
Cependant, — pour en revenir aux événements qui suivirent le mémora-ble anniversaire, — le sénat conservateur, ainsi appelé parce que sa mis-sion était de maintenir la constitution de l’an Vlll, s’empressa de suivre lesvolontés du maitre, et do rendre, pour le plus grand avantage de Bonaparte ,une foule de sénatus-consultes, touchant l’administration. La prudence estla vertu des sénateurs, comme l’indique leur carte d’entrée.
(a) Moniteur universel, devenu le seul journal officiel depuis le 7 nivôse an Vlll.[b; Hommage de la république batave à la république française.