PAIX AVEC I.A FRANCE.
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( 1801 .)
de Brune sur les Anglais, et le retour en France du vainqueur de l’E-gypte. »
Ce portrait de la France, soit dit en passant, est tracé pour plaire à Bo-naparte . Le magistrat-orateur qui l'imagina eût pu trouver d’autres faits àrappeler dans nos annales républicaines ; mais il donnait la préférence auxsuccès guerriers sur les actions parlementaires. Il était fonctionnaire public.
Le premier consul savait bien faire légaliser toutes ses volontés par les corpspolitiques, instruments de sa puissance. 11 faut le dire, toutefois, ses vuesétaient grandes, et ses entreprises furent presque toujours couronnées desuccès, à cause d# sa fermeté et de sa confiance en lui-méme. Les pourpar-lers préliminaires du concordat promettaient d’arriver à bonne fin. Un nom-bre considérable d’archevêques et d’évôques de France donnèrent leur dé-mission entre les mains du Pape (a), pour se soumettre à une réélection dueà la bienveillance de Bonaparte .
Il voulait soumettre Saint-Domingue, qui avait proclamé son indépen-dance, et s’était donné pour chef Toussaint Louverture ; malgré les mau-vaises bases de cette expédition, une armée de quarante mille hommes futembarquée.
Une idée qu’il avait nourrie depuis longtemps, et qui faisait honneur à soncaractère, était la paix avec l’Angleterre. Les obstacles qu’elle avait rencon-trés jusqu’alors semblaient avoir disparu. Une Hotte imposante avait été for-mée à Boulogne, et les îles Britanniques étaient sérieusement menacées d’uneinvasion. Dès le mois de mars 1801, une noie remise au citoyen Otto, chargédes affaires de France , laissait entrevoir qu’une réconciliation entre les deuxnations rivales n’était pas impossible. Les négociations s’entamèrent, et le1 er octobre, des préliminaires de paix furent signés à Londres , et la villed’Amiens assignée pourlelieu de la signature définitive. L’échange des ratifi-cations s’effectuèrent le 10 ; et le 11, à la lueur des flambeaux, au bruit ducanon, on annonça aux habitants de la capitale, la signature des préliminairesdelà paix. A Londres, la joie fut encore plus complète qu’à Paris , tantles Anglais craignaient une descente. Afin de répandre plus vivement, en touslieux, cette heureuse nouvelle, ils avaient écrit en grosses lettres sur lesvoitures des courriers : Paix avec la France [b ].
D’après un arrêté des consuls, une fête fut célébrée à Paris , le 9 novem-bre. On l’appela fête de la paix generale. Les autorités allèrent complimen-ter le premier consul ; un directeur-général de l’enregistrement lui dit : « Vousêtes dans le cabinet comme vous avez été à la tête des armées, un chef in-fatigable. Aussi chacun pourra dire, en vous comblant de bénédictions... Il adonné le repos au monde, lui seul n’en prend point; il veille et travaille pour