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FÊTE I)E I.A PAIX GÉNÉRALE.
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t us » Bonaparte répondit à toutes les députations. Une phrase de sa ré-ponse au président du corps législatif mérite d’ôtre rapportée : « La stabi-lité dans l’organisation sociale a principalement contribué à la paix actuelle. »— En d’autres termes, si la Franceobtient la paix, c’est parce qu’elle est gou-vernée par le premier consul. Il y avait du vrai là-dedans , et Bonaparte étaittrop adroit pour ne pas s’en prévaloir.
Voyons à présent, quel fut le programme de la fête de (a paix gé-nérale.
A sept heures du matin, une salve d’artillerie mit sur pied les Parisiens . Adix heures, des groupes de musiciens, précédés de tambours et de trom-pettes, parcoururent la ville en exécutant des chants et des symphonies. Laplace de la Concorde était décorée de portiques, et couverte de salles dedanse. De nombreux orchestres avaient été élevés sur toutes les places pu-bliques. Les ponts, les quais, et le jardin des Tuileries , étaient ornés de tro-phées. Sur la rive gauche de la Seine, entre le Pont-Neuf et le Pont-Royal,une décoration représentait le Temple du Commerce! Le commerce, en effet,triomphait dans cette magnifique cérémonie : une flottille de chaloupes et debarques, montées d’habitants des divers empires de l’Europe , et très-bienornées et pavoisées, remonta la rivière, depuis Chaillot jusqu’au temple ducommerce. A peine y fut-elle arrivée, qu’une frégate en miniature lâcha sabordée de huit petits canons. Les peuples s’y rassemblèrent, et offrirent à lapaix l’hommage de leurs chants et de leurs danses.
Il y eut ascension d’un ballon, sur lequel flottaient les pavillons de toutesles puissances rendues amies par la paix, et qui lança un parachute soutenantMercure.
Une représentation des malheurs de la guerre eut lieu sur un immensethéâtre dressé sur la place de la Concorde : ce théâtre avait au nombre de sesaccessoires les superbes chevaux de Marly. On y bombardait deux villes ;suivaient des cris et des chants de victoires; puis, des temples dédiés à laPaix, aux Arts et à l’Industries’ouvraient et laissaient voir dans leur enceinteles hommes que la guerre avait épargnés. A l’extrémité du terre-plein duPont-Neuf , on avait construit un arc de triomphe sur lequel on lisait le nomde Bonaparte. A l'hôtel de Salm , une statue colossale représentait un hérospacificateur remettant son épée au fourreau. La fête se prolongea bien avantdans la nuit, et fut la même dans toute la France. A Nantes , une marchandede poisson mit ce transparent sous le buste de Bonaparte :
ah! h. m’en souviendra,i.arira
DU CONSUL BONAPARTE (fl).
.,«) Piriis historique des files , etc., par llugf’icri.