RUPTURE.
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(Décembre 1802.)
bliquesqui avaient poussé comme des champignons, dit une gravure, autourde la république française (a).
Un arrêté porta « qu’il y aurait auprès de la femme du premier consul qua-tre dames pour lui faire les honneurs du palais. » La voiture de Bonaparte avait été atteléede huit chevaux à la cérémonie du concordat (b).
Un autre arrêté porta « que les théâtres seraient placés sous la surveil-lance et la direction des préfets du palais.»
Un conseil général de commerce près le ministère de l’intérieur fut établi;on créa plusieurs chambres de commerce dans les principaux chefs-lieux dedépartement.
Tout allait bien pour Bonaparte. Malheureusement la paix d’Amiens ris-quait fort de n’être pas maintenue. A propos du traité, des gravures disaient,non sans quelque apparence de raison, que« c’était le baiser de Judas ou labonne foi anglaise. »
On s’attendait à une prochaine rupture.
Aussi, nous allons examiner les prétentions des Anglais , avant, pendant etaprès le fameux traité. On se convaincra de l’impossibilité de la paix entre laFrance et l’Angleterre.
Avant, — ils voulaient profiter des désordres politiques dans lesquels laFrance était plongée; à l’aide d’émissaires soudoyés, ils les aggravaient en-core, et ne cherchaient peut-être pas moins que la conquête de leur rivale.
Pendant, — ils obtenaient du temps, au moment où leur position était pré-caire, après les batailles de Marengo et de Hohenlinden ,
Après, — ils se repentaient d’avoir restitué Malte à l’ordre de Saint-Jeande Jérusalem; ils jalousaient nos positions en Hollande, en Suisse, en Italie ;
Les prétextes ne devaient pas manquer. Bonaparte , d’ailleurs, augmentantsa puissance, leur faisait ombrage. Déjà commençait à se développer contrelui leur haine instinctive. Après la rupture du traité d’Amiens , l’Angleterrene fit plus la guerre à la révolution de France, mais au conquérant Bona-parte .
(a) Collection de M. Laterrade.
(b) Almanach historique pour l’an XI.
FIS DU CHAPITRE QUARANTIEME.