jAuùt 1802.)
ACTH DE MEDIATION.
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vait à la campagne, fuyant la société elle luxe; il refusa d'assister au Te Deuinchanté lors de la proclamation du Concordat . Le second osa organiser uneinsurrection militaire qui fut dénoncée. Il fut destitué seulement, mais re-commença presque aussitôt et réunit autour de lui un parti de généraux etde sénateurs mécontents des actes de l’usurpateur(fl).
Le général Lannes faisait aussi de l’opposition et ne tarda pas à être en-voyé comme ambassadeur en Portugal .
Dans le public, heureusement pour Bonaparte , toutes ces petites discus-sions n’étaient pas connues : c’étaient des intrigues de cour.
Ostensiblement n’apparaissaicntquesesactionsd’éclat, la réunion effectuéedu Piémont à la République française, par exemple. L’expédition de Saint-Do-mingue , désastreuse entre toutes, passait même pour une brillante affaire. Le-clerc, beau-frère du premier consul, s’y consumait en efforts impuissants, empê-ché dans ses résolutions par les préventions de l’armée noire, par la fièvrejaune qui décimait ses soldats et les généraux qui combattaient sous ses or-dres. Toussaint-Louverture, qui d’abord s’était soumis au gouvernement fran-çais , profitait de l'occasion pour trahir et recommencer la guerre de couleur.Le 12 septembre, des généraux français passèrent aux rebelles. Nous n’a-vions plus que huit mille hommes sous les drapeaux ; il était facile de prévoirquelle serait l’issue de cette malheureuse guerre. A Paris , on ne crut pas àla situation déplorable de nos troupes ; on ne s’occupa que de l’arrestation deToussaint Louverture , et on la regarda comme un succès. Ainsi l’expéditionétait mise au nombre des prospérités publiques. — Enfin l’occupation desÉtats de Parme par les Français , après la mort subite de don Ferdinand deBourbon(fc); l’entrée en Suisse d’une armée de trente mille hommes(r) pourappuyer efficacement l’acte fédératif qui avaitréglé la constitution des diverscantons, satisfaisaient les coureurs de nouvelles et les politiques de café.
Des trois actes, le dernier seul avait véritablement réussi. Ney, comman-dant les trente mille hommes en question, parvint à faire cesser la guerrecivile qui, depuis longtemps déjà, désolait le pays; et il le fit sans efTusiondesang. L’opi?ration menée à bien aboutit à un résultat favorable tout ensem-ble à la France et à Bonaparte. Cinquante-six députés notables de Suisse ar-rivèrent à Paris , y formèrent un congrès et exposèrent leurs raisons devantune commission de sénateurs. De ce congrès sortit la constitution helvétique ,que Bonaparte sanctionna par son acte de médiation. En lui-même il se re-gardait comme médiateur de la confédération suisse [d]. Le 12 décembre sui-vant une députation valaisienne lui présentait le décret qui le proclamait lerestaurateur de la république du Valais. 11 devenait le roi de toutes les répu-
fa) Dix années H'exil. par inad une Je St ii:Mlols(cin.
(6) 9 octobre.
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{</) ITnc fois empereur. Ilonapartc prit ofliricilcmciit ce titre.