(Années 1801-1802.)
ClltÉ DE G AGIS V.
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CHAPITRE XLI.
llcvucdcs deux années précédentes. —Le curé du Gagny . — Actes d'enthousiasme cl d’intolérance reli-gieuse. —- Circulaire au prélvt de l’Aude . — Administration de la justice. — Importance pcrsonucllcdu premier consul. — Bonaparte-— Achille . — Roi ou consul. *— l*itt qui pleure et Fox qui rit. —Nouveaux noms de rues. — Travaux dans tout* la France . — Les plaisirs, les modes,.les gravures etles tableaux. — Lequel est le plus ridicule? — Les Thermopyles.—Addition des ouvrages parus dans les sixpremiers mois de l'an X. — ÉLU de la science historique; les sciences naturelles ou exactes; la philo-sophie; la jurisprudence; la médecine. — État de la littérature proprement dite : haute littérature,petite littérature. —Pièces de théâtre. — Exploits de la censure consulaire. — La lutte entre made-moiselle Duchetnois et mademoiselle Georges. — Croisade des hommes de lettres contre Geoffroy —Situation florissante de l’industrie en France. — Tableau résumé des incrurs françaises de l'époque.
En ouvrant l’.4/»ian<irA historique pour l’an XJ, nos égards tombent surce passage qui a rapport au rétablissement du culte catholique en France :
« Le citoyen L..., viêillard septuagénaire, après avoir été pendant vingtans curé du village de Gagny, département de Seine-et-Oise , fut expulsé etdéporté comme tant d’autres, dans un temps qui heureusement est déjà bienloin de nous. De retour en France , et se trouvant ces jours derniers chez lecitoyen G..., maire de Yillemamble, autre village voisin de Gagny , il eut ledésir de revoir son clocher, et pria son ami de l’accompagner jusque-là. Al’aspect du village, à la vue des premières maisons, ses yeux se mouillent delarmes, ses genoux fléchissent, et son conducteur est obligé de le soutenirpour achever le trajet. Arrivé sur la place, il est d’abord reconnu par quel-ques habitants, et bientôt il se trouve entouré de tous. On le presse, on l'em-brasse, on le questionne : Vient-il se fixer au milieu de ses enfants? Sera-t-ilencore leur curé? Ne les quittera-t-il plus? Chacun veut partager son asileavec lui. On ne le laisse aller qu’en lui faisant promettre de venir le lende-main dimanche chanter la grand’ messe. 11 tint sa parole; il ne retrouva plusses anciens ornements, mais l’autel était paré de fleurs, et l’église remplie de