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Tome second.
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DISCIPLINE DU CULTE.

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Années 1801-2.

tons les habitants. A l'issue de l’office, il entend entonner le Te l)eum\ il de-mande à quelle occasion; on lui répond que c’est en action de grâces de sonheureux retour.»

Ce fait pris au hasard démontre quelle futlajoie des catholiques en France ,surtout dans les départements (ni,

M r.is, nous signalons cela à regret, à peine le clergé se fut approché des au-tels si longtemps oubliés, que l’on vit renaître des enthousiasmesou des into-lérances d’aussi mauvais effet que par le passé. Les habitants d’une villefirent présent à leur évêqued’une vaisselle en argenterie, du prix de vingt-cinqmille francs. A Paris , le curé de Saint-Roch refusa la sépulture religieuse à lacélèbre actrice, mademoiselle Chamerov, qui, assure-t-on, avait contribué parses dons à l'embellissement du maître-autel (b) Plusieurs gravures retracè-rent le fait, en l’accompagnant de textes plus ou moins hostiles. L’une repré-senta « mademoiselle Chameroy refusée par Saint-Roch. » L’autre futintitulée -< le début de mademoiselle Chameroy en paradis. » Une autre célé-bra ironiquement la bienvenue [c).

Le gouvernement avait retiré aux iheophilanlhropes la jouissance des édi-fices nationaux, voulant par là les réduire à néant(rfj. Il avait supprimé lesordres monastiques dans les départements de la rive gauche du Rhin (e).

Par malheur, et pour le gouvernement d’abord, et ensuite pour la liberté duclergé, les actes de quelques prêtres attirèrent sur tous l’attention du premierconsul, qui exerça son pouvoir discrétionnaire aussi bien sur la disciplinereligieuse que sur les débats parlementaires. La religion redevint encore unefois vassale du gouvernement. Plusieurs de ses ministres se révoltèrent d’unepareille situation, et tout le temps du règne de Bonaparte , une haine occulte futpar eux vouée au premier consul, et réciproquement. Alors la protection dupouvoir ne se porta que sur les prêtres qui lui étaient dévoués. Voici unephrase très-significative d’une circulaire envoyée au préfet du départementde l’Aude : «Je vous enjoins, citoyen préfet, de faire ouvrir la cathédrale aucitoyen Blampoix (évêque du département bien pensant), et de la mettre à saseule disposition. Cette église est interdite à ces prêtres qui, loin de prêcherqu’il faut obéir au gouvernement, prêchent qu’il faut le haïr (f). »

Le culte, non plus, ne pouvait se manifester par aucun signe extérieur. Uneautre circulaire avait enjoint aux préfets des départements de ne pas souffrirqu’il se fit des processions'pour le culte, ni qu’on sonnât les cloches. Aussi,beaucou,) de clochers tombés en ruines, ou violemment abattus parles hom-mes de 1793, ne se relevèrent point.

(a) Le fait est aussi rapporté par Radet, littérateur.

(b) Le i 5 octobre 1802.

(c) C trions de la Bibliothèque royale.

(J) Octobre 1801.

{c) 9 juillet 1802.

(f) Circulaire du ministre de It police générale.