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Tome second.
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(Années 1801-2.)

INNOVATIONS. »

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On remarque diverses transformations dans le nom des rues et places ré-volutionnaires , ou de l’ancien régime ; par exemple :

Place de l’Indivisibilité.

Rue de la Révolution.

Rue des Piques.

Rue des Citoyennes.

Carrefour du Ronnet Rouge.Rue Révolutionnaire,

Rue des Francs-Citoyens.Barrière Renversée.

Place Chalier.

Rue de Marat.

Rue de l’Ami du Peuple, etc.

Place des Vosges .

Rue de la Concorde.

Rue de la Place Vendôme .Rue de Madame.

Carrefour de la Croix-Rouge.Rue Saint-Louis.

Rue des Francs-Bourgeois.Barrière du Trône.

Place de la Sorbonne.

Rue de l’École de Médecine.Rue de l’Observance, etc. (a),

Les rues de YUnton, de YÉgalité, des Droits de l’Homme , de la Fra-ternité sont conservées, etc. On n’avait pas osé s’attaquer encore à celles quiconsacraient les principes républicains dont on faisait toujours parade.

Les nouvelles rues étaient presque toutes percées en mémoire de générauxcélèbres, et c’était justice. Quelques statues, quelques fontaines s’élevaientpour honorer les morts glorieuses:oh remarquait à Paris le quai Desaix.

On avait retiré le poteau placé en l’an III, sous une des fenêtres du Lou-vre , et qui portait cette inscription. « C’est de cette fenêtre que l’infâmeCharles IX , avec une carabine, tirait sur ses sujets. »

Bien des constructions embellissaient et assainissaient Paris . Le pont duJardindes Plantes, —plus tard le pont d’Austerlitz, — était commencé, ainsique le( pont de la Cite', et celui des Arts. Un canal, la distribution deseaux dans la capitale, l’achèvement du Louvre sont projetés ; et dans les dé-partements le canal de l’Ourcq, les travaux des ports attestent l’activité ad-ministrative. Les Muséums, les collections de tableaux s’y multiplient; lesfabriques recommencent à marcher; les hospices deviennent plus nombreuxet m eux dirigés. Les écoles spéciales, les lycées, les réunions scientifiqueset littéraires se forment dans toutes les villes (b). ^

Le plaisir et la mode régnent en maîtres. La cour de Bonaparte les encou-rage. Le luxe est indispensable. A l’épée du premier consul a été placé lerégent, rentré en la possession du gouvernement. Les officiers des gardesconsulaires profitent du prestige des épaulettes aux yeux des belles dames.

Comme lieux de plaisirs à Paris on comptait une foule de jardins publics ,de théâtres et de cafés. Garat, YOrphée français , enchantait les habitués

(а) Voir les tableaux des rues, aux revues des années 1792 et 1793, t. I.

(б) Exposé de la situation de la république, par Tliibaudeau, à l’ouverture de la quatrième session docorps législatif, le 21 novembre 1&01.