Band 
Tome second.
Seite
232
JPEG-Download
 

232

FOX ET P 1 TT.

(Années 1801-2.)

parte disait aux Français : « Tous les peuples envient nos destinées. » Et ilsfinissaient par le croire, malgré le manque de pain et la cherté des vivres.Pendant l’automne 1801, une tournée qu’il fit en Normandie lui valut unesérie de petits triomphes. Quelques écrivains protestaient vainement contresa puissance : « 11 ne restait plus, dit un journal, qu’à donner un titre aunouveau souverain et à le choisir : on a satisfait aux besoins de la France enlui donnant un Roi, et à ses préjugés, en ne le nommant que Consul (a). »— Rien n’était plus vrai à cette époque ; et le rot ou consul se fiait sur cequ’il était nécessaire aux besoins de la France . Selon l’expression de Cornu-det, le sénatus-consulte organique devait « fermer sans retour la place pu-blique aux Gracques (b). »

Tantôt c'était une médaille que l’on frappait en son honneur, tantôt c’é-tait une gravure qui retraçait ses actions d’éclat. Pour les caricatures, ellesse taisaient, par prudence, par crainte. L’historien n’en a guère à rappor-ter. 11 lui faut patienter jusqu’à la reprise des hostilités avec l’Angleterre.

Pour le moment, on n’en publie que sur la peine de Pitt qui pleure, etsur la joie de Fox, soutien du système français ,

i

L’honneur et la gloire sont à l’ordre du jour. Paris , sous les rapportsphysiques et moraux, s’est ressenti de ce changement.

(а) Paris depuis 1794 jusguen 1802, par l'cllier. Londres .

(б) Exposé des motifs.

(c) Cartons de la Bibliothèque royale.