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ADROITE POLITIQUE.
(Février 1803.)
CHAPITRE XLII.
Création des sénatoreries. — Les traitements du clergé sont déclarés insaisissables. — Un envoyé se présenteà Louis XVIII . — Organisation du notariat ; fabrication des monnaies. — Mise en activité de cent vingtmille conscrits. — Georges gagnant une descente. —- Bruits de guerre avec VAngleterre. — Couplets im-provisés sur ce sujet. — Armements généraux. — La fameuse séance du parlement d’Angleterre, du24 mai i 8 o 3 , pot-pourri historique et dialogué. — Couplet de la Descente en Angleterre. — Le chantde guerre. — L’Anglais tourmenté du mal de mer. — Le bandagiste anglais . — Scène après l'invasion
des îles britanniques . — La charge et la retraite. — Mots et caricatures contre le duc de Cambridge._
Acrostiche d’un genre nouveau. — La chanson de Va-de-bon-cœur.
Le plus difficile, en politique, n’est pas de gagner les hommes, mais de seles attacher étroitement. Ceux que l’ambition a fait agir, s’immobilisent assezfacilement par l’intérêt ; etcommele terrain des honneurs est mouvant, la fixitéseule de leur position suffit pour comprimer la passion des parvenus. La sta-bilité, les avantages réels, voilà ce qui manquait aux dignitaires du consulat.Bonaparte y pourvut. Il créa les sénatoreries (a), — moyen complexe de s’as-surerde la bonne volonté des sénateurs, présidés d’ailleurs par les consuls.
En outre, bien que le clergé ne fût plus un ordre dans l’État, il n’en étaitpas moins toujours une puissance à ne pas dédaigner. Pour s’en ménagerl’appui, il fit arrêter que les traitements ecclésiastiques seraient insaisissablesdans leur totalité (b) — privilège immense dont les prêtres ne pouvaientméconnaître la force, et pour lequel ils devaient se montrer reconnais-sants.
Toute chose ainsi réglée , et voyant distinctement le but qu’il voulait at-teindre, le premier consul chercha à traiter avec Louis XVIII , comme ilavait ttaité avec les puissances ennemies. Le 26 février, un de ses envoyés,à Varsovie , se présenta devant Louis XVI11, et lui proposa de renoncer autrône de France, moyennant un établissement en Italie , ou une pension deplusieurs millions.
(a) Sénatus-consulle du 4 janvier,
(b) Arrclé du 27 janvier.