(Juin 1803.)
ON SE MOQUE UE GEORGES.
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Quoi! disait-on, l’Angleterre cherche toujours à conquérir l’empire desmers ! Eh bien! selon une caricature, l’Anglais aura le mal de mer.
l/Auj’luis tourmenté du mal de mer (a).
I’itt, ajoute un autre plaisant, est le Guide-âne qui ose dire à Georges :« Je vous donnerai l’empire des mers. »—On représente Pilt amusant Georgespar des futilités et des promesses chimériques, et le faisant tomber dans unprofond précipice. Pitt-Guillot, assure-t-on, est effrayé; il est aux expédients.Bonaparte dit à Georges : « Gare à ta couronne et défends tes côtes. » Unegravure est intitulée le Bandagiste anglais . Le bandagiste présente à Georgesun bandage sur lequel est écrit : Observation des traités. Et il lui dit : Voilàle seul bandage qui puisse retenir la descente (6).
Une estampe retrace la grande colère de John Bull contre les ministres fiersd’avoir rompu le traité, et qui, dans une orgie, se sont fait servir un pâté d’A-miens renfermant un coq vivant (c).
Une autre, — composée dans le même esprit, — est intitulée : Scène aprèsl’invasion des îles Britanniques . 11 est censé que les Français ont conquisl’Angleterre, et qu’on en est revenu, au moins par comparaison, au tempsd’Alexandre le Grand . Voici l’explication de ce dessin, dont le sujet souriaitbeaucoup aux patriotes qui espéraient triompher avant peu de l’orgueilbritannique :
1° Le premier consul. Il est dans le costume d’Alexandre le Grand .
(a) Cartons de la Bibliothèque royale.-{b) Textes de diverses caricatures.
(c) Collection dcM. Catenade.