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Tome second.
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(Octobre-Novembre 1805.) i. homme et l’ours.

tion était imminente. Il avait dit vivement à l’ambassadeur d'Angleterre (a) :« Vous ôtes décidés à la guerre... vous voulez la guerre. Nous l'avons faitependant quinze ans ; vous voulez la faire encore pendant quinze années etvous m’y forcez. » Puis, il avait ajouté, en parlant à l’ambassadeur de Rus-sie : « Les Anglais veulent la guerre; mais s’ils sont les premiers à tirer l’é-pée, je serai le dernier à lu remettre dans le fourreau; ils ne respectent pasles traités, il faut dorénavant les couvrir d’un crêpe noir... Si vous voulezarmer, j’armerai aussi; si vous voulez vous battre, je me battrai aussi. Ions pourrez peut-être tuer la France , mais jamais l’intimider. Malheur à ceuxqui ne respectent pas les traités! ils en seront responsables devant toutel’Europe . » — Interpellation hardie, et qui prouvait que Honaparte s’atten-dait maintenant à quelque chose de plus que la guerre avec l’Angleterre.

Paul F’ n’était plus-là, Paul 1°', son ami, et (pie des caricatures avaientmaintes fois représenté sous la forme d’un ours blanc mené en laisse parBonaparte .

Faire face aux éventualités, cela se traduisait pour lui en augmcntalion'dcpouvoir. Plus sa volonté serait une, serait puissante, serait incontredite.qu’on nous pardonne cette expression, plus le triomphe, à ses yeux , seraitcertain. 11 ne voulait donc pas être empêché par toutes les petites tracasse-ries politiques, cailloux jetés dans l’engrenage d’un gouvernement. Il lui fal-lait parler haut et seul, être écouté, être obéi. Avec cela, les choses de-

(a) Dans une audience cli|>loni.tii<|uc.

T. II.

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