(octobre 1700) société des amis de la vérité.
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CHAPITRE VII.
Le procureur-général de la vérité. —Encore un due! politique ; démeublement d’un aristocrate- •Premiers bégaiements du langage incroyable. — Changement de ministère.— Serment ecclé-siastique, discours de Cazaiès. — Les assermentés, les réfractaires. — Innovations ettransformations politiques. — Bevue de l’année 1790 . — Les mœurs. —Jacobins, Cordeliers,monarchiens et feuillants. — Les dix commandements de la pairie. — Littérature . —L’abbé.... ; le poëte.... — Le père Duchesne. — Les étoiles et les fourneaux. — Titres desjournaux et des brochures. — Théâtre. —Almanachs.
Octobre passerait inaperçu s’il n’avait vu naître un club nouveau, laSociété des amis de la Vérité. Son créateur était ce fameux abbé Fauchet, quiavait plusieurs fois débile des sermons patriotiques,.et qui avait amoncelésur sa tête les malédictions de ses confrères. Faucliet rêvait le retour duclergé français aux mœurs antiques. C’était, par malheur, un enthousiaste,qui faisait rire de lui avec les intentions les meilleures et au fond les plussensées. Son club s’assembla au Cirque du Palais-Royal , où il prit la placedu cercle social , décédé de sa belle mort, après une longue et triste agonie.Là s’agitaient des questions à double face, touchant d’un côté à la politiquecourante, de l’autre au philosophisme. Fauchet avait donc pris sérieuse-ment le grade de procureur-général de la vérité, et, à ce litre, en dehors desséances de son club, il ne tarda pas à s’entreprendre d’écrits et quelquefoisde paroles, avec le baron de Cloolz qui, lui aussi, en sa qualité A'orateurdu genre humain, avait bien quelques points de philosophie à démêler avecla Vérité. Dans le cirque du Palais-Royal, dit en plaisantant un journal del’époque, les mardis, jeudis et dimanches, on chante des ariettes; les mer-credis et samedis, les nymphes des entresols circonvoisins y dansent; et leslundis et vendredis, on y dit la vérité.
Nous ne devrions peut-être pas rire de ces sortes de jongleries , car ellesont fait mourir prématurément, en les étouffant, le peu de fleurs morales