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I.es taxe» levées sur les recettes des divers théâtres rappor-tent, à raison du dixième des produits, environ 900,OOo fr.;les produits nets du Mont-de-Piété , versés aux hospices,sont de 250,000 fr Les fonds alloués par la ville de Paris et pris sur son octroi, dépassent 1.200,000 fr. Les verse-ments effectués par les départements sont de 400,000 fr.L’hospice des Entants - Trouvés coûte annuellement1,700,000 fr., y compris les nourrices et les orphelins.
L’humanité a ses exigences, et on y répond ici par deshôpitaux et des hospices ou des secours à domicile; lasociété a les siennes également, et c’est pour y satisfairequ'on a établi les prisons et les diverses maisons d'arrêtnu de détention.
PRISONS.
Les prisons de Paris , dont la situation était encore sidéplorable il y a cinquante ans, ont depuis lors éprouvéde progressives et de sensibles améliorations. Sous l’admi-nistration de Maleshcrbes on commença à séparer les alié-nés et les détenus politiques des criminels ; une loi rendueen 1791 établit des maisons d'arrêt, de justice et de déten-tion ; toutes les autres prisons furent supprimées. En 1795,des prisons distinctes furent affectées aux diverses classesde condamnés Bientôt parut le Code pénal et le Code cri-minel, et l'on fixa la compétence des divers tribunaux,non seulement pour Paris , mais pour tout le royaume. Lamunicipalité de la capitale et le gouvernement se sontoccupés avec sollicitude de ce grave objet, et maintenantl'on peut avancer que l'état des prisons est très-satisfaisant,sous tous les rapports.
Les prisons de Paris sont au nombre de huit pour les cassuivants: individus mis en accusation ; détenus pour dettes;délits politiques n'ayant amené qu'une année d’emprison-nement; individus mis en jugement; individus condamnésa des travaux forcés; jeunes détenus; femmes détenues.Toutes ces prisons se trouvent sous la juridiction du préfetde police. Il existe, en outre, une prison militaire, sous lajuridiction du ministre de la guerre. On ne peut visiter resétablissements qu'avec une permission du préfet de policepour les prisons civiles, et du ministre de la guerre, pourl’Abbaye. Parcourons toutes ces prisons; en les nommant
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