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nous indiquerons successivemenl leur spécialité respective.
La Force, rue du Itoi-de—Sicile, au Marais, est affectéeaux voleurs et aux malfaiteurs. Le nombre moyen est de700, et le mouvement annuel de 10,000. Les prisonnierssont partagés en classes distinctes avec des cours séparéespour chacune. Les hardis voleurs en occupent une division ;les hommes violents, une autre; les hommes au-dessusde soixante ans, et les garçons au-dessous de dix-huit ans,chacun une autre; les individus tranquilles, deux autresclasses. Tous ont des dortoirs bien aérés. Celui des garçonsest divisé en petits compartiments ou petites chambres,avec un seul lit dans chacune. Le travail est facultatif pourles détenus non encore jugés. 11 y a dans les prisons uneinGrmerie, un parloir et une cantine. Il y a aussi unechambre où les accusés peuvent communiquer avec leursdéfenseurs.
l.a prison de Clichy est affectée aux détenus pour dettes.Elle est située dans la rue de ce nom, et peut contenir 200détenus; elle est d’une construction récente et a remplacéSainte-Pélagie.
La prison de Sainte-Pélagie est à la fois une prison pourles détenus condamnés à un emprisonnement qui n’excèdepas un an, et pour les détenus accusés de délits politiques.Il en résulte deux classes de prisonniers, qui sont logésséparément. Le local est vaste et bien aéré; il contientd’ordinaire 150 individus. Les condamnés à des travauxforcés sont dirigés sur la prison de la Roquette, dont nousparlerons tout a l'heure.
La prison de Saint-Lazare, située rue du Faubourg-Saint-Denis, n" 116, reçoit les femmes qui doivent êtrejugées, ou qui sont condamnées à un emprisonnementdont la durée n’excède pas un an. La maison centrale deClermont (Oise ) reçoit les condamnées à plus d'un an. ASaint-Lazare se trouvent les tilles publiques condamnées àun ou plusieurs mois de détention pour délits sanitaires etinfractions aux règlements de police. On tient séparémentles filles au-dessous de seize ans, et les femmes condam-nées par la police correctionnelle. Celles qu'on n'a pasencore jugées sont également logées à part. Chaque classea son infirmerie et des ateliers distincts, où les prison-nières font diyers ouvrages d’aiguille Un quartier spécial