est confiée à des officiers; c'est un service spécial, fait avecla vigilance la plus scrupuleuse.
Il y a chaque année deui régals, un pour la fête du sou-verain, l'autre pour le jour des Rois; depuis 1830 on y aajouté la commémoration des journées de Juillet; la visitedes princes est aussi une occasion de gala.
Legrand régal se compose : —Pour les officiers, d’unevolaille rôtie pour lit hommes, et d'une bouteille de vinde Bordeaui pour chacun — Pour les sous-officiers etsoldats, d'une livre de jambon, d'un plat de légume et de.huit centilitres d'eau-de-vie par tête. Le jour des Rois,tous les invalides indistinctement reçoivent un gilleau detrois kilogrammes pour douze hommes, les officiers ontchacun une demi-bouteille de vin de Bordeaux ; les sol-dats ont huit centilitres d'eau-de-vie par homme. Les in-firmeries prennent part à ces fêles, mais seulement d’apièsl'ordre établi par les officiers de santé-L'administration de l'Hôtel des Invalides se prête avecbonté à tous les arrangements qui peuvent améliorer lacondition des vieux soldais confiés à sa sollicitude.
De l’Hôtel royal des Invalides il n’y a que quelques pasà faire pour arriver à l’École Militaire, qui doit maintenantnous occuper.
VI
Son origine. Cour royale de l'Ecole . Dôme. Chapelle.
Observatoire. Salle du Conseil. Champ de Stars.
Louis XIV venait de signaler son régne par l’érection deplusieurs monuments, entre autres celui qu’il avait affectécomme asile aux vieux guerriers- Louis XV voulut aussise distinguer en fondant, par un édit, en 1751, l'hôtelroyal connu sous le lilrc d 'Ecole militaire , et qu’il destinaspécialement à l’éducation de 500 jeunes gentilshommespauvres, dont les parents, morts au service, ne leur avaientlaissé aucune fortune. Un certain nombre de pensionnairesétaient reçus également à l’Ecole , en payant une pensicMide o,()<>0 livres. Cet établissement, supprimé eu 1778, fut